Dans chaque classe, les effectifs ne devraient pas  dépasser les 50 places afin de respecter la distanciation sociale contre le coronavirus.

Selon le président du Syndicat national autonome de l’enseignement secondaire (SNAES), il faudra autour de 19 salles de classe en moyenne par établissement pour implémenter ce système. Ce sont des besoins qui, en même temps, impliquent des besoins en enseignants parce que lorsqu’on ajoute dans un établissement  19 salles de classe, c’est une augmentation qui quelque fois atteint 50% voire 60% de l’augmentation infrastructurelle.

« Nous savons que dans la répartition des fonds Covid-19, il a été prévu une enveloppe pour les ministères en charge de l’éducation. Cette enveloppe prévoit  de quoi acheter de nouveaux tables-bancs pour équiper les établissements. De quoi construire de nouvelles infrastructures. Mais est ce qu’on a le temps pour le faire ? J’en doute », conclut le syndicaliste.

Des besoins infrastructurels

L’éclatement des salles de classe en deux voire en trois par endroit devrait entrainer des besoins. Notamment en enseignants et ressources matériels. « Nous avons fait un petit travail de terrain, qui nous a permis de nous rendre compte que dans les grandes villes, la plupart que ça soit des villes départementales que les capitales régionales, les établissements  à gros effectifs auront des besoins infrastructurels assez élevés. On pense par exemple, qu’il sera nécessaire d’avoir à peu près 273 tables bancs en plus  par établissement. Ce qui n’est pas rien », explique Roger Kaffo.

Dans chaque classe, les effectifs ne devraient pas  dépasser les 50 places afin de respecter la distanciation sociale contre le coronavirus.

Au Cameroun, l’hypothèse des cours  à double-flux c’est-à-dire en mode mi-temps pour l’année scolaire 2020/2021 est étude. La proposition a été formulée par le ministre des Enseignements secondaire Pauline Nalova Lyonga Pauline Egbe. C’était  le 17 août dernier, à l’occasion d’une réunion avec les délégués régionaux et départementaux.

Limiter la propagation du coronavirus

Des cours  à double-flux est  un système d’enseignement scolaire où un instituteur prend alternativement en charge les deux groupes d’une même classe dans la journée. Dans chaque classe, les effectifs ne devraient pas  dépasser les 50 places afin de respecter la distanciation sociale contre le coronavirus.  Et limiter le contact entre les membres de la communauté éducative.

Sauf que cette réforme pose quelques  interrogations selon  Roger Kaffo, le président  du Syndicat national autonome de l’enseignement secondaire (Snaes). « En principe, compte tenu de l’état indigent de l’éducation, il n’y a pas une autre possibilité que d’aller vers les cours non pas à mi-temps mais à double flux dans les grandes villes de régions et de départements. » A-t-il indiqué ce mercredi 2 septembre 2020 sur les antennes de radio Equinoxe.

sources: Actu Cameroun

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