“STOP KILLING US! GUN’S DON’T KILL PEOPLE, PEOPLE KILL PEOPLE”

C’est cette pensée de l’activiste américain Dennis A. Henigan qui a accompagné les hashtags «#Endanglophonecrisis #Endkillings», publiés sur la page Facebook de Brenda ce 22 octobre, aux environs de 16h puis, supprimés quelques minutes après.

Dans sa publication, écrite aux couleurs rouge et blanc, sur un fond noir et illustrée par des mains liées, le message appelle à la fin des conflits dans les régions anglophones du Cameroun.

Quoiqu’elle ait été remplacée par une autre, cette première publication n’a pas échappé à la vigilance de ses followers . «Publie encore ceci ma chérie. Tu es sur la bonne voie», écrit Marie M, «on avait piraté ton compte ?», demande Douala C ; «Brenda, il est temps pour toi de parler, lâches-toi !». Ce sont quelques mots qui reviennent dans les commentaires du nouveau post radicalement opposé au premier. Dans ce dernier, elle recommande de vivre pour soi-même.

Plusieurs membres de la communauté de Brenda l’ont encouragée à dire le fond de sa pensée et de porter la voix des populations qui souffrent dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, afin de mettre fin aux conflits.

Notons que le hastag «#EndAnglophoneCrisis», embrase la toile depuis hier. Des artistes comme Pit Bacardi, Ben Decca, Salatiel, One Love, et bien d’autres font des publications avec des messages d’indignation. Ils demandent la fin des conflits dans les régions anglophones du Cameroun.

La crise anglophone sévit depuis quatre ans et cette année encore, les écoles verront leurs portes ne s’ouvrir que difficilement pour certaines, ou ne pas s’ouvrir du tout pour d’autres.

Depuis la fin de la restriction des activités liée au coronavirus, la crise anglophone met au centre l’humiliation et le meurtre des jeunes femmes soupçonnées d’être en contact avec les forces de défense.

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