Ils sont environ 12 partis politiques à contester les résultats des élections législatives et Municipales du 9 Février 2020, dans certaines circonscriptions. Au cours de ce double scrutin, le RDCP parti au pouvoir depuis 37 ans, a eu une majorité écrasante.

Le Conseil constitutionnel du Cameroun a reçu 40 recours en annulation partielle des élections législatives du 9 février 2020, déposés par 12 partis politiques. Le RDPC accusé de fraude, est le premier parti à contester les victoires de UNDP, du PCRN et de l’UDC dans certaines circonscriptions de l’Adamaoua, du centre et de l’Ouest. Les trois députés sortants du RDPC et candidats à ces élections demandent l’annulation partielle du scrutin dans trois circonscriptions dans cette région, plus précisément dans le département de la Vina.

 Dans la requête déposée le Mercredi 12 Février 2020, le RDPC reproche à l’UNDP de n’avoir pas respecté certains principes. Notamment l’heure limite de clôture de la campagne électorale. « Ce parti n’a pas cru devoir arrêter (…) sa campagne électorale le samedi 8 février à minuit. En effet, cette formation politique a poursuivi sa campagne jusqu’à 2H30min du matin. Rompant ainsi l’équilibre devant résulter du traitement égalitaire des candidats ». S’agissant des allégations de corruption, le RDPC accuse aussi le parti de Bello BOUBA MAIGARI de « l’achat des consciences des électeurs », contre « une rétribution financière ». Il regrette que ces scènes se soient déroulées en présence des forces de l’ordre.

A NKON Dans la région du Nord, l’UNDP conteste la victoire du RDPC et accuse ELECAM et l’administration d’être complice de tripatouillage électorale. « Nous avons remporté avec 52,7% je peux montrer les procès-verbaux. C’est pourquoi la population est sortie ce jour pour contester. Le jour du vote, les militants du RDPC ont soudoyé les populations. Qu’on nous remette notre victoire. Nous ne voulons pas que ce qui se passe à kolofata ou à Bamenda vienne ici », s’insurgent les militants de l’UNDP. Ce parti se mécontente aussi de la disparition de 3 procès-verbaux.

Dans les régions en crise, le Social Démocratique Front (SDF) demande l’annulation totale des législatives, car la situation sécuritaire n’a pas permis un vote libre et transparent.

Plus loin, l’United Democratic Party (UDP) réclame les sièges que lui a ravi le RDPC dans le Nord-Ouest au motif que ses bulletins de vote étaient absents dans plusieurs bureaux.

Un communiqué émis par le bureau du Conseil constitutionnel donne connaissance que l’audience ressortissant au contentieux post électoral, aura lieu le lundi 17 Février 2020 à Yaoundé la capitale politique du Cameroun. Et le 29 février, cet organe dirigé par Clément ATANGANA donnera les résultats définitifs de ces élections.

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