Les partisans du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) sont face à justice le 6 février 2020. Ils ont été interpellés pour réunion et manifestation non autorisée, attroupement en fraude électorale et rébellion au tribunal de première instance de Bangangté

Quatre militants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (Mrc) comparaissent le 6 Février 2020 pour avoir appelés au boycott des élections législatives et municipales du 9 Février 2020.  Il s’agit de 3 hommes et une femme. Les détenus seront face au tribunal de première instance de Bangangté dans la région de l’Ouest Cameroun. C’est pour une première, qu’une telle audience a lieu.

En effet, Ils ont été inculpés le 4 Février 2020 pour : « réunion et manifestation non autorisée, d’attroupement en fraude électoral et rébellion », par le parquet de Bangangté. Rosange Raissa JIMEGNI, Laurent MBIEDA, Jean FONGA et Jean-Marie KAMTCHOUANG encourageaient les citoyens à ne pas aller aux urnes élire leur député et conseillers municipaux.

Les partisans du boycott ont été auditionnés avant d’être gardés à vue.  Le 4 février 2020, ils ont été déférés devant le procureur près le tribunal de première instance, où ils ont été inculpés et placés sous mandat de détention provisoire à la prison de Bangangté. Pour assurer la défense des prévenus, une équipe d’avocats conduite par Me Emmanuel CHENDJOU et Me MBENDA, prendra part à cette audience. Ils sont membres du Collectif d’avocats chargé d’assurer la défense des personnes interpellées depuis l’année dernière lors des marches blanches organisées par Maurice KAMTO, leader de l’opposition.

 En effet à cause de la situation sécuritaire en défaillance dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest, « le MRC a décidé de ne pas prendre part aux élections législatives et municipales du 9 février 2020. J’appelle les électeurs à rester chez eux et à ne pas aller voter », a déclaré l’opposant Maurice KAMTO au cours d’une conférence de presse aux allures de meeting politique, tenue en Novembre 2019 au siège de son parti.

Le 25 Janvier 2020, une réunion organisée par les militants dans le but d’appeler les citoyens au boycott avait été interdite à Bangangté.  Conscient de l’ampleur des représailles du régime de Yaoundé, les concernés ont poursuivis leur cause. Ils viendront peut-être s’ajouter aux 15 autres partisans détenus il y’a à peu près un an. 

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