Malgré la situation d’insécurité qui prévaut en zone anglophone depuis plus de 3 ans, le régime en place à réussi à prendre le dessus sur tous les autres partis en lice pour les élections législatives du 9 Février 2020. En effet, le conseil constitutionnel a rendu publique le 28 février 2020 les résultats de cet élection locale. Le RDPC parti au pouvoir, conserve la majorité absolue à l’Assemblée nationale avec 139 sièges sur 167, selon les résultats publiés par la Cour constitutionnelle.

Il reste encore treize sièges à pourvoir

Des résultats partiels, qui ne portent que sur 167 sièges sur 180, puisque le vote a été annulé dans une partie des circonscriptions des deux régions anglophones ravagées par un sanglant conflit séparatiste. Le taux de participation officiel annoncé par le Conseil constitutionnel est de 45,98%. Les résultats qui évidement réjouissent les membres du parti. « Sans surprise, le RDPC, le parti du président Paul Biya est le grand vainqueur selon ces résultats. Le parti au pouvoir a déjà, avec ses résultats partiels, 139 sièges acquis sur 180, contre 148 sièges dans l’assemblée sortante. Il reste encore treize sièges à pourvoir dans les circonscriptions des zones anglophones où le scrutin a été annulé. En deuxième position, on trouve l’UNDP, une formation alliée du parti au pouvoir qui remporte sept sièges », réitère le Ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire OWONA. 

Election libre, transparente et crédible

Au cours de la cérémonie solennelle de proclamation de ces résultats, le président du conseil constitutionnel Clément ATANGANA, est revenu sur les caractéristiques de ce scrutin. « Cette élection a été libre, transparente et crédible. En un mot, régulière, malgré le taux de participation modéré », a-t-il déclaré. En effet, sur 7 millions de personnes enregistrées sur les listes électorales, un peu plus de 3 millions de personnes ont participé, contrairement à ce que laissait entendre le chef de l’opposition Maurice KAMTO au lendemain de ces élections. En effet, le leadeur du MRC avait noté un taux d’obtention d’environ 70%. La version officielle vient ainsi mettre en péril la version officieuse. Pourtant donné deuxième à la présidentielle, Maurice KAMTO perd donc l’unique siège dont il disposait dans la précédente assemblée. Ce parti avait décidé de boycotter le scrutin, en raison du conflit meurtrier qui secoue les régions anglophones.

Les élections partielles se préparent

Le 24 et 25 février 2020, date du contentieux post-Electoral, plus de 40 recours d’annulation partielle des Elections ont été déposés. L’annulation partielle a été faite dans 11 circonscriptions en Zone anglophone onze (11) au Nord-ouest et un (1) au Sud-Ouest). En ce moment où les élections partielles se préparent, Grégoire OWANA prononce quelques mots à l’endroit du Social Démocratique Front qui est sur la chaise d’attente : « On ne va pas juger les décisions du Conseil constitutionnel. Nous savons que le droit a été dit. Nous nous sommes inclinés. Le SDF est libre de penser ce qu’il veut […] Nous nous sommes déjà remis au travail pour préparer les élections partielles ».

Les différents partis politiques cumulent 28 sièges

En attendant la fin de ces élections, il faut noter que les différents partis politiques cumulent 28 sièges, repartis dans plusieurs régions du Cameroun. L’Adamaoua (4 sièges), L’extrême-Nord (4 sièges), le Nord (4 sièges), le littoral (5 sièges), l’ouest (6 sièges), le centre (3 sièges) et le Nord-ouest (2). Le RDPC a battu le record dans les régions du Sud et de l’EST.

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