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Les chanteurs régulièrement inscrits sur les listes de la SONACAM, la Société en charge de la répartition du droit d’auteur au Cameroun vont, expriment leur mécontentement quant à l’enveloppe insignifiante qu’ils reçoivent annuellement.

Au Cameroun, le droit d’auteur des artistes est bafoué. Interpellés à la fin du mois de Juin 2021 pour entrer en possession de leur salaire, ces maîtres de belle mélodie continuent d’exprimer leur ras-le-bol à propos de la somme minable qu’ils perçoivent depuis toujours.

45 mille FCFA

Une réaction qui explique à suffisance leur mécontentement vis-à-vis de la société nationale camerounaise de l’art musical (SONACAM). C’est le cas d’Annie Anzouer, chanteuse du makossa qui déclare sur un ton ironique : « ne riez surtout pas. Je voudrais partager ma joie et ma fierté en tant que l’une des meilleures chanteuses du Cameroun. Vous-même confirmez le ridicule 45 mille FCFA. Peut-être que je ne mérite pas. Mieux mais bon avec le sourire, je laisse tout à Dieu ».

C’est ridicule

C’est d’ailleurs le même avis pour d’autres exerçant dans le même domaine.  « Mum ne prends pas ça, tu es une icône. C’est ridicule. » A confié Kareyce Fotso, une légende de la musique camerounaise. Celle-ci montre une fois de plus la non considération des artistes de l’art au Cameroun. Puis, elle poursuit ses propos comme tel : « Je gagne bien ma vie à la SACEM. Annie Anzouer n’est pas n’importe qui. 180 milliards sont détournées. C’est ce que vaut une icône ? Désolée, en tant que sa fille, je n’accepte pas qu’elle soit ridiculisée » Ce n’est d’ailleurs pas un fait nouveau pour ces artistes. Cependant, ceux-ci avaient cru percevoir une somme signifiante dès le prochain paiement. Mais cela reste malheureusement inchangeable et constitue un calvaire interminable.

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