La jeune Elisabeth TONYE jouait avec ses camarades du Quartier le 26 Mars 2020 lorsque le drame s’est produit. La réaction du concessionnaire ENEO est attendue.

Pleurs, cris, grincements de dents, se font entendre au lieu-dit terre rouge au quartier Damas à Yaoundé. La population venue de tous les coins du quartier, pleut la disparition d’une fillette de 8 ans, tuée par un poteau électrique. Il était environ 8h45min le 26 Mars 2020, lorsque le drame est survenu. Deuxième enfant d’une famille de quatre, la jeune Elisabeth TONYE jouait avec ses camarades du quartier. En cette période de crise sanitaire, toutes les écoles sont fermées et les enfants sont contraints de rester à la maison.

Dans le domicile, la consternation est à son comble. Des coups de fil sont effectués de part et d’autre, pour annoncer et s’enquérir des circonstances du trépas de la jeune demoiselle. Son papa, Luc MBOCK TONYE essai de relater les faits : « Quand je me suis levé, ma fille et une dizaine d’autres enfants jouaient dans la cour. Aux environs de 08h45, j’étais à l’intérieur en train de m’apprêter pour le bureau. Subitement, j’entends un grand bruit. Quand je sors pour regarder ce qui peut bien faire un tel bruit, je trouve ma fille allongée au sol. Le poteau électrique est tombé sur elle. Pendant qu’elle jouait ».

Dans l’espoir de la réanimer, Monsieur MBOCK emmène sa fille à l’hôpital. Aucun espoir, elle est déjà morte. Les éléments de la brigade sont sur le terrain, question de constater les faits. « Nous avons fait venir un huissier également pour le constat. Les éléments de la brigade de recherche d’Efoulan étaient aussi là pour le même travail. Nous attendons le certificat de décès qui est en cours de délivrance à l’hôpital d’Efoulan », indique Joseph MBENG BOUM, l’oncle de la défunte.

Nos sources racontent qu’un avocat au barreau du Cameroun a été appelé à donner plus d’éclairage sur la situation. Il confirme qu’Eneo doit répondre au dommage. « C’est un cas de responsabilité du fait des choses dont on a la garde. En cas de dommage causé par la chose, on répond en tant que titulaire. Eneo doit donc répondre entièrement de ce drame et devrait pour sa réputation, prendre l’initiative dans ce sens sans nécessairement attendre des poursuites légitimes des ayant droits », explique Me Simon Pierre ETEME, ,spécialiste des droits de l’homme. Puis il ajoute, en cas de refus, «la saisine des tribunaux compétents », est la démarche à suivre par les ayants droits.

The Energie of Cameroon (ENEO) reconnait néanmoins sa part de responsabilité.  « Nous vous laissons le temps de faire le deuil. Après le deuil, vous revenez vers nous. Nous avons un règlement au sein de notre entreprise », informe Gerard TONGUÈ, directeur technique régional d’ENEO Centre. En effet, un tel drame n’est que la conséquence d’une extrême négligence. En effet, les poteaux ne sont généralement pas contrôlés, et certains font plus de deux décennies sans être remplacé.

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