Ils ont été présentés à la presse le 7 Octobre 2020. Tous âgé d’une vingtaine, ils ambitionnaient vendre un squelette humain à 15 millions de FCFA.

Le trafic d’ossements humains devient une défiance à la mode au Cameroun. Le 7 Octobre 2020, 4 suspects ont été présentés à la presse à la légion de gendarmerie du Littoral à Douala. Il s’agit de Mempeme Youssouf (20 ans), Abdel Masho (20 ans), Abdou Fataou (20 ans) et Kouo Mouliom (22 ans). 

Le squelette à 15 millions FCFA

A en croire les sources militaires, ces jeunes font partie d’un groupe de sept personnes spécialisées dans le trafic d’ossements humains dans la localité de Kouoptamo, située dans le département du Noun, région de l’Ouest Cameroun. Pour les faits, ils sont accusés d’avoir exhumé un squelette complet à Kouoptamo. Le Lieutenant Djiku de la Brigade de lutte contre le grand banditisme informe que la dépouille déterrée par ces jeunes est celle du nommé Mezap, décédé il y a trois ans. Ils vendaient le squelette à 15 millions FCFA et étaient à la recherche des clients.  

Trafic via Facebook

C’est en effet à travers les réseaux sociaux, que la gendarmerie a été alertée. « Nous avons été mis au courant de ce trafic via Facebook, réseau social par lequel les trafiquants ont communiqué sur leurs activités. Pour l’écoulement des ossements à Douala, ils avaient déjà trouvé un preneur », explique une source à la gendarmerie.

Deux jeunes interpellés à Foumbot

Depuis plusieurs années, on note une recrudescence de profanations de tombes ou encore d’assassinats de femmes, d’enfants, des cas d’enlèvements d’enfants en passant par des cas de vols de dépouilles dans les morgues. Des jeunes remplis de vie et d’avenir s’y lancent dans le but de vite rejoindre le rang de millionnaire. Le 26 juin 2020, deux jeunes âgés respectivement de 26 et 30 ans avaient été interpellés à Foumbot dans la localité de Foumban, département du Noun, région de l’Ouest Cameroun. Ils s’apprêtaient à livrer à un client 2 valises contenant des ossements humains, encore appelée « mercure rouge » ou « bois blanc ». Interrogé à ce sujet, un des suspects a affirmé qu’il avait conclu un marché de 50 millions de FCFA avec un client qui avait approché sa bande.

Fabrication des remèdes

Selon une source, les ossements serviraient à fabriquer des remèdes traditionnels pouvant soigner des maux tels que l’infécondité, la cécité, combattre les mauvais sorts. Par ailleurs, ils conféreraient à leurs détenteurs des pouvoirs surnaturels.

Share: