Le message du journaliste sportif Martin Camus Mimb à l’ex-rédactrice en chef de Canal 2 international est bourré du champ lexical de la mort. Les internautes ont par ailleurs mal interprété ce dernier, au point d’attester la mort de Carole Yemelong.

« Va et repose-toi en paix », n’est pas très loin de « va et repose en paix » citation communément dédiée aux personnes qui décédées. Pourtant, le journaliste sportif Martin Camus Mimb, a employé ces mots, pour rendre hommage à Carole Yemelong, suite à sa démission de Canal 2 international. A l’entame de son texte titré ‘’Carole je suis triste’’, le journaliste écrit : « C’est comme un enfant qui décède avant son père. Comment peux-tu quitter la terre des humains de la plume et du micro, alors que moi, ton berceau professionnel, j’avais encore espoir qu’on y trouverait de l’oxygène… ? ».  Ce Message équivoque n’a pas laissé les internautes indifférents. En commentaire à ce dernier, l’on peut lire: « C’est vrai que l’angle du texte est original. Mais l’allusion nécrologique est troublante », « Elle est morte ou elle a démissionné? » « Je m’apprêtais à écrire RIP » …

Pour rappel, Carole Yemelong a annoncé le 15 Juillet 2020 qu’elle ne faisait plus parti de l’effectif de Canal 2 international. La Rédactrice en chef de la chaîne de télévision privée a été fragilisé par la maladie, a-t-elle précisé dans son message de démission. Une nouvelle qui a attristé le cœur de plusieurs collègues et confrères, à l’instar de Martin Camus Mimb de Radio Sport Info. Le journaliste connu pour son talent en commentaire sportif a sans doute été conduit par ses émotions, au moment où sa muse lui dictait ce vibrant message d’hommage.  

Cameroun online vous propose l’intégralité dudit message.

CAROLE…JE SUIS TRISTE

C’est comme un enfant qui décède avant son père. Comment peux-tu quitter la terre des humains de la plume et du micro, alors que moi, ton berceau professionnel, j’avais encore espoir qu’on y trouverait de l’oxygène, pour que personne ne suffoque. Même l’assistance respiratoire appelée passion, n’a pas suffi pour te garder en vie…Je me demande encore par quel miracle j’y survis.

Dois-je écrire une oraison face à cette énième sépulture, qui quitte l’enfer de la plume et du micro, pour une métempsycose dans un douillet paradis où les maux de tête des frais de reportage, des choix éditoriaux, des risques d’étiquetage…ont l’antidote dans la pharmacie de la tranquillité et de la sécurité ? Dois-je faire un hommage pour célébrer ces moments de courage professionnel qui nous rappelaient malgré tout, que même enterré, le journalisme avait un espoir de résurrection ?

Je me demande juste comment la planète football peut-être en paix, si par extraordinaire, Messi décidait au sommet de son art, de quitter le football pour faire du ski. Cela voudrait clairement signifier, qu’il aura perdu la passion qu’il a entretenu depuis l’enfance, qu’il a épuisé les rêves qu’il avait du football, et que celui-ci, était incapable de lui garantir ce que désormais le ski lui donnera. Quitter le journalisme dans ce pays, est comme le décès d’un malade qui aura longtemps souffert. Sa mort est perçue par ses proches comme un repos, la fin d’un calvaire. Parce que c’est le seul métier que tout le monde connait. Où on te colle une étiquette pour un invité que tu prends, une question que tu poses. Au moins, tu vas te reposer.

Laisser son père en vie, le rend inconsolable. J’espère vivement qu’au dernier jour, tu ressusciteras des morts journalistiques pour retrouver les miraculés qui auront eu le courage de rester. Dit à tes prédécesseurs : Melvin Akam, Albert Ledoux Yondjeu, David Atemkeng, Blaise Etoa, Mireille Fomekong, Christian Wangue, Eric Roland Kongou, Thierry Ngogang Joel Wadem Alex Mimbang, Alain Batongue…que nous sommes les vigiles de l’enfer. Nous sommes débordés et à court de munitions. Mais nous tenons encore…je ne sais pas pour combien de temps. Va et repose-toi en paix.

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