La mort du Journaliste à la Chillen Muzik and Télévision (CMTV) de Buea a été annoncée le 2 juin 2020 par Equinoxe tv, et confirmée un jour après par le SNJC (syndicat national des Journalistes du Cameroun). Samuel Wazizi est décédé dans des circonstances bouleversantes.

La mort de Samuel Wazizi soulève beaucoup d’encre et de salive. Interpellé le 2 août 2019 à Buea (Sud-Ouest du Cameroun) par le 31e Bataillon d’Infanterie Motorisé (BIM) le journaliste était depuis détenu au secret. En effet, le présentateur de l’émission en Pidgin sur la Chillen Muzik and Télévision (CMTV) de Buea est non seulement accusé de complicité avec les séparatistes, mais aussi d’avoir critiqué le gouvernement pour sa gestion de la crise anglophone, ce conflit armé responsable de 3 200 morts et 700 000 déplacés depuis trois ans.

Depuis son arrestation à Buea, Samuel Wazizi a subi des sévices à tel point que son état de santé s’est dégradé, à en croire les sources. Transféré à Yaoundé pour une prise en charge médicale, il a succombé à ses multiples sévices. Alors que les autorités continuaient de garder le silence, Equinoxe Télévision, dans son journal de 20h, édition du mardi 02 juin 2020, a annoncé le décès de ce journaliste « Après la détention au secret de ce journaliste et l’absence totale de nouvelles le concernant, Equinoxe télévision révèle en exclusivité que le journaliste Samuel Wazizi est mort, selon des sources proches de la haute hiérarchie militaire. Après son arrestation à Buea, il a subi des sévices à tel point que son état de santé s’est dégradé. Transféré à Yaoundé pour une prise en charge médicale, il a succombé à ses multiples sévices, font savoir des sources proches de la hiérarchie militaires » a rapporté Cédrick NOUFELE, présentateur 20h d’Equinoxe Télévision.

Après enquête, le Syndicat National des Journalistes du Cameroun (SNJC), annonce que Samuel Wazizi est décédé à l’hôpital militaire de Yaoundé, où il a été transféré après des mois de torture. « Samuel Wazizi est décédé à l’hôpital militaire de Yaoundé après des mois de torture », affirme le président du mouvement syndical, Denis NKWEBO. « Les journalistes camerounais se sont battus avec beaucoup de courage et de résilience depuis les années 90 pour la liberté d’informer. Aujourd’hui, nous constatons que sous couvert du pluralisme se cachent des pratiques autoritaires nuisibles à l’indépendance journalistique », soutient Faustin NJIKAM, directeur de publication de l’hebdomadaire Tribune d’Afrique.

Toutefois, La réaction du Ministère de la défense est attendue.  Il est à noter que, la mort de Samuel WAZIZI vient remettre en question la liberté de presse au Cameroun.

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