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Les différents acteurs gouvernementaux impliqués dans la lutte contre les faux médicaments se sont réunis à Yaoundé, ce mardi 15 février 2022, pour rechercher de nouvelles stratégies dans la lutte contre les médicaments contrefaits.

Les nouvelles pistes de réflexion de la lutte contre les faux médicaments ont été présentées ce mardi à Yaoundé. C’était au cours d’une réunion multisectorielle, présidée par l’Inspecteur Général des Services Pharmaceutiques et des Laboratoires au Ministère de la Santé Publique (Minsanté). Point essentiel des mesures envisagées, le renforcement du financement de la lutte.

C’est dans cette optique que les pouvoirs publics entendent mener « un plaidoyer pour que se tienne une table ronde axée essentiellement sur le financement des comités de lutte ». Aussi, chaque point focal a pour instruction de « dresser la liste des activités à mener ». Lesquelles seront présentées aux Gouverneurs des régions, indique le communiqué final de la réunion.

Par ailleurs, le Minsanté annonce la mise sur pied d’une brigade pour des « opérations coup de poing ». Chargée d’effectuer des descentes sur le terrain, elle doit permettre de saisir des cargaisons de médicaments contrefaits. Les autorités prévoient également de soumettre les cas de délits aux administrations compétentes, afin d’appréhender les contrevenants. En outre, le renforcement des capacités des acteurs de la lutte compte également parmi les résolutions.

50% des médicaments contrefaits au Cameroun

Au Cameroun, 50% des médicaments vendus dans le pays sont contrefaits ou de mauvaise qualité. C’est le résultat d’une étude de L’Ordre National des Pharmaciens, rendue publique en septembre 2021.

« 50% du volume des médicaments sont frelatés, falsifiés et sous-dosés. En d’autres termes, 50% des médicaments camerounais sont dans le circuit illicite et plus de la moitié ne se vend pas dans les officines de pharmacie ou d’hôpital »

Dr Franck NANA, président de l’Ordre National des Pharmaciens du Cameroun

Le commerce illicite de médicaments est à l’origine de près de 100.000 décès chaque année en Afrique, selon l’OMS. Afin d’endiguer ce fléau social, le Ministre de la Santé Publique a présenté, le 12 octobre 2021, sept mesures phares. Au rang desquelles, les opérations de saisie et de destruction des médicaments de la rue. Des poursuites judiciaires sont également envisagées contre les acteurs de ce trafic.

Au surplus, le Minsanté veut renforcer le Système national d’approvisionnement en médicaments. Manaouda Malachie envisage aussi la mise à niveau de la réglementation et du cadrage de la distribution des produits pharmaceutiques. Ce dispositif préventif et répressif devrait être complété par le développement d’un système d’assurance qualité pour garantir les médicaments du circuit licite de distribution. Ce qui pourrait se traduire par une obligation d’homologation des médicaments avant leur mise sur le marché, a indiqué le ministre.

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