Le secrétaire d’Etat au Vatican, Mgr Pietro Parolin vient d’effectuer une visite au Cameroun. Qui l’a conduit tour à tour au palais de l’unité de Yaoundé, à Bamenda et à l’Université Catholique de l’Afrique centrale.

Visite d’Etat ou visite de travail ? Bien malin celui qui pourrait répondre à cette question qui en elle-même contient des sous entendus. Et pourtant le N 2 du Vatican était au Cameroun, avec, sans doute un message du souverain pontife au président du Cameroun. Quel pouvait être la teneur de ce pli diplomatique ? Qu’est donc venu faire ce prince de l’Eglise catholique au Cameroun ?

On spécule sur la situation de crise dans les régions du NOSO. Le président de la conférence épiscopale du Cameroun, Abraham Kome l’a d’ailleurs indiqué pour s’offusquer de la réticence du Gouvernement à associer l’Eglise Catholique dans la résolution de cette crise qui continue de faire des victimes même au sein du clergé. La proposition du cardinal Tumi s’est heurtée à une fin de non recevoir des pouvoirs publics.

L’Eglise Catholique qui est au Cameroun et notamment celle de Bamenda est entré dans la zone de turbulence, en raison de l’attaque des séparatistes. Des hommes d’Eglise ont été arrêtés, le cardinal Tumi enlevé par des irrédentistes « Ambazoniens » Seulement, ici on rassure « le peuple de Dieu a tenu bon au besoin, jusqu’à la mort…sur la croix ».

Et puis, Mgr Pietro Parolin est arrivé. Bamenda a répondu présent, au cours d’une messe courue. Depuis le début de la crise, on n’avait pas vu une mobilisation de ce genre. Un observateur pense que « le peuple dans le NOSO a besoin de repère, un interlocuteur qui pourra porter leur message. Ils veulent la paix. Ils cherchent celui qui pourra leur procurer cette paix »

Au cours de son homélie, le secrétaire du Saint siege a appelé les « acteurs politiques à taire leurs intérêts personnels » pour privilégier le dialogue qui conduit à la paix. Un clin d’œil aux politiques qui sonne comme une offre de médiation. Une option qui, si on s’en tient au discours officiel est partagée dans les hautes sphères de la République. Réalités Plus, un journal paraissant à Yaoundé l’a d’ailleurs souligné.

Visite du N°2 du Vatican au Cameroun: «Le SG/PR Ferdinand Ngoh Ngoh mendiant de la paix à Bamenda»

Pour le journal « Plus de 5000 fidèles venus accueillir le Secrétaire d’Etat au Vatican à la Cathédrale St Joseph de Bamenda le 31 janvier. Un jour avant la messe pontificale, le Cardinal Lega du Pape François s’est entretenu avec une cinquantaine de personnalités. Avec à ses côtés le représentant personnel du président Paul Biya. Le ministre d’Etat SG/PR Ferdinand Ngoh Ngoh porteur d’un message de paix et de réconciliation qui a échangé pendant 6 heures avec une centaine de personnalités de tous bords venues proposer les pistes de sortie de crise au NoSO » Il y a même eu « vol de colombes » et remise du pallium à Mgr Andrew Nkea, archevêque de Bamenda par l’émissaire du Pape. Le Journal Mutations indique que « Ferdinand Ngoh Ngoh, a prêché la paix au cours d’une série d’audiences »

On le voit bien, l’option de paix dans les régions du NOSO est partagée. Le pas vers un dialogue inclusif doit être franchi.

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