Le président Français a tenu à sa promesse. Il avait promis à l’activiste camerounais CALIBRO CALIBRI de faire pressions sur Paul Biya au sujet de la situation sécuritaire au Cameroun. Le 1 Mars 2020, le lien téléphonique a été fait entre paris et Yaoundé. Nos sources affirment que les deux hommes ont parlé spécialement du massacre de Ngarbuh, où plus d’une vingtaine de personnes ont perdu la vie.

La nécessité d’une enquête

De cet échange, des propositions ont été faites.   Ils se sont accordés « sur la nécessité d’une enquête impartiale en réaction aux violences commises contre des populations civiles dans le village de Ngarbuh dans la province du Nord-Ouest », a indiqué Reuters. Le Président MACRON est bien engagé à voir cette situation s’estomper. L’AFP informe que les deux chefs se sont « convenus de rester en contact sur le suivi des initiatives politiques issues du Grand Dialogue National, en particulier la mise en place d’un statut spécial pour les régions » anglophones.

La pression sur le Président BIYA

Comme d’habitude, Yaoundé n’a pas communiqué sur le sujet, alors que la semaine écoulée, des manifestations anti-Macron se sont multipliées à travers le pays. D’ailleurs, plusieurs jeunes camerounais ont exprimé leur indignation au sujet des propos peu diplomatiques du Président Français. Dans une vidéo devenue virile sur les réseaux sociaux, ce dernier déclarait ouvertement qu’il avait mis la pression sur Paul BIYA pour obtenir la libération de l’opposant Maurice KAMTO. Il promettait également de maintenir cette pression afin que cessent les violences en zone anglophone.

Les officiels de Yaoundé, à travers le porte-parole du gouvernement et la Présidence de la République, ont rappelé que le Cameroun est un « Etat souverain », et qu’il revient à lui de décider de son avenir.

La violation des droits

En guise de rappel, le 14 Février 2020, des hommes armés – 40 à 50 portant tous des uniformes de l’armée et certains masqués, selon des témoignages recueillis par des travailleurs humanitaires avaient attaqué le quartier de Ngarbuh, dans la localité de Ntumbo, avant de tuer par balle et brûler des habitants. Selon l’ONU, qui a demandé une enquête indépendante et impartiale, 15 enfants dont neuf âgés de moins de cinq ans, font partie des 23 victimes. La présidence camerounaise avait réagi en « rejetant » les « propos surprenants » d’Emmanuel Macron qui condamnait fermement la violation des droits de l’homme au Cameroun. Tout compte fait, de cette communication avec l’Elysée, la pression montera peut-être du côté du palis de l’unité, pour ainsi baiser les tentions en zone anglophone.

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