Ils lui reprochèrent d’appartenir au régime en place. Les faits se sont déroulés le 20 Mars 2020 à Jakiri, commune située dans le Nord-Ouest du pays.

Malgré les craintes et les ravages causées par le coronavirus, les séparatistes anglophones n’abandonnent pas leur course pour l’autonomie des régions du Nord-ouest et du Sud-Ouest. Dans la conquête de leur territoire, les populations sont de plus en plus victimes des enlèvements, assassinats et autres exactions cruelles. Accusé d’appartenir au Rassemblement Démocratique du peuple Camerounais (RDPC), un couple a été sauvagement assassiné par les « ambazoniens ». La scène s’est produite le 20 Mars 2020 au village de Vekovi, une localité située dans la commune de Jakiri, région du Nord-Ouest.

Le président national du Parti Démocratique Socialiste Uni (USDP) Michael NGWESE EKOSSO, a déclaré que les exécutions publiques à Vekovi « ne reflètent pas les ambitions des anglophones / Camerounais du Sud dont le désir honnête est de vivre dans une nation bilingue et multiculturelle, dans laquelle ils peuvent être libres de dire ou d’écrire ce qu’ils pensent sans entendre un coup soudain à leur porte ».

L’homme politique a poursuivi son propos en dénonçant l’influence des camerounais d’autres régions, et la gravité des exactions des séparatistes anglophones.  « Ces groupes de jeunes hommes et femmes armés qui sont influencés par un autre groupe de Camerounais du Sud malveillants, dont la plupart vivent dans le confort de leurs claviers dans la diaspora, devraient savoir que leurs crimes contre l’humanité et perpétration de chaos, meurtres, intimidations, les enlèvements, la collecte de rançons parmi notre propre peuple, comme une forme d’essayer de mesurer la lutte, ont des contre-implications ».

Les ambazoniens ont une haine envers le régime en place. Selon certaines sources, ces hommes armés sont fatigué de la mauvaise gestion du pays et de l’alternance chronique au pouvoir. Malgré toutes les dispositions gouvernementales visant à assurer la paix et la stabilité de la population, les troupes se renforcent et les exactions deviennent de plus en plus inquiétantes. La zone anglophone compte à ce jour plus de 600 000 déplacés, vivant dérisoirement dans les milieux dont il sont de la peine à s’accommoder.

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