Une société exempte de corruption témoigne d’un signe de bonne gouvernance. Les sociétés de bonne gouvernance sont anticorruption. Elles sont viscéralement contre, combattent et veillent à mettre hors de la fonction publique et sous le verrou, les agents publics et hommes politiques corrompus. Ces derniers sont ceux qui ‘’manquent d’intégrité ou d’honnêteté et qui sont particulièrement susceptibles de recevoir des pots-de-vin, d’utiliser leur position qui relèvent de la confiance du public (du soutien de l’État ou du peuple) pour exiger ou recevoir des avantages (ou bénéfices) malhonnêtes’’ (Whistleblower security, Blog, 2013). La notion de bonne gouvernance va au delà de la simple notion de moralisme ou d’absence de corruption.

Ainsi, Jacquemot (2010) associe la bonne gouvernance à «… de bonnes politiques, un cadre réglementaire offrant un environnement favorable à la croissance, la fourniture des services publics efficaces – contribu [ant] à réduire la pauvreté. [C’est] cette approche [de l’autorité, du pouvoir, de la gestion ou du gouvernement et] du développement qui place au centre des politiques la qualité des institutions…» (Dokeniya, Garrita, Pradhan, 2008). En réalité, le concept de «bonne gouvernance», à mon sens, sans être une panacée, intègre désormais beaucoup plus encore, à savoir : l’adoption non pas d’un multipartisme légaliste ou de forme, mais d’une démocratie véritable, totale, participative et inclusive, le respect des droits humains, des droits et libertés fondamentales, l’instauration d’un États de droits et d’une société de justice (p.ex., dotée d’un système de justice indépendant et compétent). Elle inclut aussi la formulation participative, l’adoption consensuelle et l’application de politiques publiques endogènes efficaces, le choix des gouvernants à travers des élections libres et transparentes, un gouvernement responsable devant le peuple et qui travaille pour le bien-être du peuple, une dirigeance (ou leadership) empathique, acceptée et à l’écoute, des institutions légitimes et ‘fortes,’ une administration intègre, efficace, efficiente, productive, innovatrice et guidée par l’éthique du service public.

La bonne gouvernance intègre aussi la croissance et le développement économique, (qui en sont des conséquences naturelles) et qui conduisent au développement humain et à des communautés autosuffisantes et à la satisfaction des besoins importants des citoyens. Elle est basée enfin, sur une société bien organisée, stable et recherchant constamment le bien-être des individus, des communautés en son sein, ainsi que celui de l’humanité tout ‘entière. Bref, le système de bonne gouvernance est simplement un système de gestion, d’organisation ou de gouvernement qui fait la promotion d’une société moderne, humaniste et, qui opte pour un développement politique, économique et humain fondé sur les meilleures lois (et/ou politiques publiques) et les meilleures structures et formes d’organisation sociale. Elle recherche les meilleures pratiques en toute chose. Elle fait la promotion de la justice et est soucieuse de l’amélioration des conditions de vie des citoyens, de la communauté, du peuple, de l’États et de la nation.

En définitive, cette notion intègre et dépasse l’idée d’une société sans corruption. Par contre, les sociétés à incidences élevées de corruption (qui connaisse des formes de corruption de type endémique et systémique) sont des sociétés de mal gouvernance.

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