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L’information a été rendue publique par le Bureau de la coordination des affaires Humanitaires des Nations Unies au Cameroun (OCHA), qui indique que la résurgence du conflit intercommunautaire est l’une des grandes causes de la non scolarisation des jeunes dans cette partie du pays.

26 écoles ont été fermées dans l’Extrême Nord Cameroun en raison du conflit intercommunautaire qui perdure dans le Logone-Birni et à travers le département du Logone et Chari, puis dans le Mayo- Danay. OCHA rappelle l’ampleur de cette situation sur les risques d’abus et d’exploitation, y compris le travail infantile, les mariages forcés et précoces. De plus, ses répercutions psychologiques sur les enfants, en particulier les plus vulnérables ne seront pas des moindres.

« Les enfants et les jeunes doivent fuir leurs maisons et leurs écoles, sont menacés de violence et d’enlèvement, et sont contraints à des mariages précoces et sont recrutés dans des groupes armés », explique Yasmine SHERIF directrice de la coalition Education Cannot wait (ECW). Pour remédier à ce problème, Yasmine SHERIF indique que seule une mobilisation conjointe et une réponse coordonnée peuvent faire la différence. Cependant, plusieurs sites d’accueil des personnes déplacées internes mis à disposition par les autorités sont en cours d’aménagement dans le Diamaré.

Plus loin, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) ont distribué des kits scolaires à 36 406 enfants, dont 4 964 déplacés internes, dans le Logone et Chari, le Mayo-Sava et le Mayo-Tsanaga. L’UNICEF a également formé 192 personnels sur la pédagogie des groupes pléthoriques et complexes dans l’arrondissement du Mayo-Moskota.

En 2021, 67 écoles étaient fermées dans la région à cause de l’insécurité causée par les violences. Depuis la fin d’année, les affrontements intercommunautaires se sont multipliés dans l’Extrême-Nord entre Arabes Choas et Mousgoums/Bassa. Plusieurs personnes ont fui leurs foyers pour se réfugier dans les régions voisines et notamment au Tchad voisin.

Le président Paul Biya avait déployé une mission gouvernementale conduite par le Minat Atanga Nji pour trouver une issue définitive au conflit. Depuis, des efforts sont en cours pour le retour des déplacements dans les localités respectives.

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