Ils expriment leur ras-le-bol face aux mauvaises conditions de travail dans lesquelles ils vivent. Cette grève qui a débutée le 3 Février 2020, pourra prendre des proportions inquiétantes si rien n’est fait.

Au centre Hospitalier et Universitaire (CHU) le 4 Février 2020, le personnel médical affiche une mine triste. A l’entrée de cet établissement, une trentaine de personnes est assise à même le sol. D’aucuns ont la main à la joue. Ils exigent le changement de leurs conditions de travail et manifestent contre l’absence du paiement des quotes-parts qui leur reviennent. « Nous sommes fatigués de travailler dans des conditions aussi précaires. Nous réclamons notre argent, un plateau technique fourni et des meilleures conditions de vie et de travail », se plaint Francis, gréviste. « Plateau technique inexistant, Chu en grève, les chantiers qui perdurent, nous réclamons nos quote-part », sont quelques phrases écrites sur des pancartes installées à l’entrée du CHU. Ce mouvement qui a débuté depuis lundi 3 février 2020 prendra fin à la fin de la semaine.

A l’hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Yaoundé, quelques employés expriment également leur mécontentement. « Chaque jour nous nous rassemblons avec nos pancartes dès 8h. Nous arrêtons la grève à 10h » ; explique Sylvain NGA ONANA, le président du Syndicat Cap/santé. Les syndicalistes affirment que si les autorités chargées de résoudre les revendications formulées restent insensibles à leurs préoccupations, le débrayage va reprendre la Mercredi 14 Février 2020 et s’étendra jusqu’à la première quinzaine du mois d’avril. Toutefois, le suivis des malades fait bon train. Tout a été organisé afin qu’une partie du personnel continue le travail. Dans tous les services visités, les malades sont reçus normalement. « Nous avons mis en place un service minimum qui travaille normalement dans les services tels que la maternité, le bloc opératoire, la morgue etc. », ajoute un autre manifestant.

Le 07 Janvier 2019, le Syndicat National des Personnels des établissements d’entreprises du secteur de la santé du Cameroun (SYNPEMS) a signé un communiqué annonçant une grève générale dans les hôpitaux publics le 21 janvier 2019, ce qui avait été effectif. Seulement, jusqu’à cette date, plusieurs doléances formulées par le personnel médico sanitaire restent toujours sans réponse. « Nous réclamons les primes médicaux du personnel médical et paramédical, ainsi que nos quotes-parts sur les prestations des hôpitaux publiques. Nous demandons également à ce que nos conditions de vie soient améliorées et que l’âge de départ à la retraite soit harmonisé », explique BALLA BALLA, président du SYNPEMS.  Si les doléances ne sont pas prises en considération, le personnel médical passera surement à la vitesse supérieure. Dans ces circonstances, les patients subiront des préjudices.

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