Titulaire d’une licence professionnelle en gestion logistique et transport, le jeune maire de la commune de Banka a été officiellement installé dans ses fonctions le dimanche 01er novembre dernier au stade du collège Saint Paul de Banka.

M. Ndongo, préfet du département du Haut-Nkam n’est pas passé par quatre chemins pour inviter l’homme fort de la commune de Banka à ouvrir ses bras à la réconciliation et au pardon. Une invitation liée au contexte de son accession à la tête de cette municipalité lors de la session de plein droit d’un 18 février 2020. Car défait lors du vote des adjoints au maire organisé ce jour, Laurence Yeou Monthé et Fadeu Emakam dit Aboboyoyo ont ouvert un front de combat contre les membres actuels de l’exécutif de Banka.

Ils sont allés au point de contester cet exécutif au niveau de la justice administrative. Mais au final, ils ont perdu le procès. C’est ainsi que ce groupe de 07 conseillers issus de la liste du Mouvement Citoyen National Camerounais (Mcnc), les 04 élus locaux du Rassemblement démocratique du peuple camerounais(Rdpc) et 01 élu de l’Union des Mouvements socialistes(Ums) ont brillé par leur absence lors de cette cérémonie d’installation officielle et de remise des attributs aux membres de l’ewcutif communal et aux conseillers municipaux de Banka.

Reste que les conseillers Isaac Djomo, Derrick Abolo, Sophie Monkam, Changa Kaleu Blandine, Sorelle Kamga, Arnold Tchokotieu, Fabrice Dembalin Tiani, Colette Ngounou, Nassi et bien d’autres se sont mobilisés à l’esplanade du collège saint Paul de Banka le dimanche 1er novembre dernier.

Ce jour, ils ont également reçu des attributs de conseillers municipaux devant un public enflammé.Leur jeunesse a été saluée par le public.

Des hommes et des femmes initialement instruits par l’allocution de bienvenue prononcée par Isacc Djomo, le doyen d’âge de cette instance. Celui-ci a salué la jeunesse du maire Nguessieuk et celle des deux adjoints que sont : Alphonse Wessilessié et Epanda Ebenezer. Après avoir accroché l’écharpe tricolore sur les hanches de Joseph Nguessieuk, le préfet du département du Haut-Nkam lui a remis les clés de la ville de Banka. Tout un symbole…

Une autre histoire est possible…Pour le développement durable

« Comment donner aux gens l’envie de construire cette société de demain si on ne voit pas à quoi elle ressemblera ? Loin des intentions creuses et des envolées lyriques, nous avons placé notre mandat à la tête de la commune de Banka sous le signe du Changement. Un mot qui pourrait être galvaudé par des politiciens en quête de sensation. Mais, pour nous, et, chez nous, à la commune de Banka, il revêt toute une philosophie d’action et de vie. Notre idée, ce n’est pas seulement de montrer à quoi la société pourrait ressembler, demain, si on mettait bout à bout toutes les meilleures solutions qu’on connaît. C’est aussi, et, surtout, d’agir. Car, tout est une histoire. Si on veut engager les gens dans ce mouvement hyper-fort qu’est l’implémentation de la décentralisation au Cameroun à la lumière de la Loi 2019/024 du 24 décembre 2019 portant code général des collectivités territoriales décentralisées, il faut être capable de projeter une nouvelle histoire », soutient Joseph Nguessieuk dans Le Communal de Banka, l’organe d’expression de cette commune. Pour lui, il faut valoriser une histoire qui permet aux gens, aux citoyens locaux, de se sentir pleinement acteurs de diverses mutations sociétales. « Ces citoyens ne doivent pas se sentir étrangers de comment on pourrait faire l’agriculture sans pesticides, sans pétrochimie et sans faire voyager les aliments sur des milliers de kilomètres ; de comment passer des énergies fossiles et fissiles aux renouvelables ; de comment on pourrait avoir une économie qui ne marche pas sur la tête ; de comment on pourrait éduquer nos enfants autrement, etc… », Insiste-t-il.

Engagés, ils sauront se raconter eux-mêmes une nouvelle histoire qui sera autre chose que l’histoire du « bricolage permanent », du « définitivement provisoire » de « l’improvisation », de « la navigation à vue », du « copier-coller », du « mimétisme indécent », et de la servilité dans laquelle certains ont été moulées.

Rôles fondamentales des jeunes

« Notre histoire, celle que nous écrivons depuis le 09 février que les électeurs nous ont accordé leur confiance pour la gestion de la commune de Banka pendant les cinq années à venir, c’est une histoire extraordinaire, et c’est ça qu’on veut raconter : comment des gens, à des endroits, changent, se mobilisent, construisent quelque chose qui est très utile et qui inspire des milliers d’autres personnes. Onn’a pas forcément besoin d’appartenir à une organisation dogmatique ou sectariste dans le sens où on a besoin d’avoir des gens qui défendent des idées et qui soient relais de celles-ci pour la société. Afin que le développement durable soit une réalité palpable et mesurable », précise le jeune maire de Banka.

Joseph Nguessieuk, un « ingénieur en victoire » Quand ingéniosité, témérité et vitalité riment parfaitement. Voilà ce qui caractérise le Maire de la commune de Banka.

Cette image saute aux yeux. Elle est incontestable. Très attaché à la beauté plastique, Joseph Nguessieuk sait prendre soin de son apparence physique comme de son esprit. Dominé par une spontanéité inédite, le temps ne semble pas avoir de prise sur lui… Rien de l’ennui comme la monotonie et la sédentarité. Faire bouger les lignes, partout où il se trouve, constitue le credo de son action. Il ne parle seulement du changement, mais, il agit au quotidien, pour que cela soit une réalité. Entre descentes sur le terrain et réunion de coordination, il ne chôme vraiment pas lorsqu’il se trouve à l’hôtel de Banka. Connecter cette mairie aux canons du management des organisations fait partie de ses premières actions. A peine avoir pris fonction le 27 février 2020, il s’est déployé pour renouveler le parc informatique de cette municipalité. L’audit du personnel a aussi constitué ses premiers de dossier de travail. D’où ce redéploiement qui semble produire des résultats à quelques mois. Les équipes s’échinent, malgré le Coronavirus, à permettre à la commune d’avoir des sources de recettes autonomes. Et ca marche un peu sous l’impulsion du Maire Nguessieuk.

Il dégage un grand magnétisme

Rappelons qu’avant le 09 février 2020, très peu de personne pariait pour la victoire de l’équipe conduite par Joseph Nguessieuk au terme de la dernière élection municipale. Seuls quelques initiés de l’analyse prévisionnelle des faits politiques pouvaient affirmer, sans ambage, que la liste du Mouvement Citoyen National Camerounais (Mcnc) allait gagner haut la main cette compétitions politique. Une victoire surtout à mettre à l’actif de Joseph Clovis Nguessieuk qui a su faire le casting de ses colistiers. Son besoin de bouger, ses facilités d’adaptation et sa facilité de contact constituent les fondements de sa réussite. Il se montre toujours très persuasif quand il s’agit de défendre une idée ou une personne qui lui tient à cœur. Il sait s’investir rapidement dans tous les postes à responsabilité qui lui sont octroyés, dès l’instant où il bénéficie d’une grande liberté d’action. Contemplatif, très intuitif, il dispose d’un remarquable pouvoir d’investigation. Une grande agilité d’esprit facilite son intégration dans tous les milieux sociaux ou culturels. Ses contacts sont aisés, il dégage un grand magnétisme. Ce qui lui permettra d’aller plus loin s’il sait ménager sa monture. D’ailleurs, il est le seul maire de la région de l’Ouest d’avoir organiser en date du 31 octobre 2020 une messe d’action de grâce en la mémoire des sept enfants tués à Kumba le 24 octobre dernier dans le cadre de la crise anglophone.

Messe d’action de grâce: Un hommage pour les victimes de Kumba à Banka

Invité par le maire Joseph Clovis Nguessieuk, l’abbé Sylvestre Syan, recteur de la cathédrale de Banka a dit une messe pour le repos de l’âme des enfants tués à Kumba le 24 octobre 2020.

Le samedi 31 octobre 2020, l’esplanade du collège saint Paul de Bana était noire de monde. Mobilisés à l’invitation du maire Joseph Nguessieuk, une foule de personne est venue rendre hommage aux sept enfants tués à Kumba dans la région du Sud Ouest une semaine avant.

L’abbé Sylvestre Siyan a exhorté les uns et les autres au pardon et à la réconciliation. Il a invité le chef de l’exécutif communal de Banka à s’eriger en protecteur des jeunes et des enfants à parti de sa nouvelle position.

Ce qui rejoint d’ailleurs le discours de l’édile de Banka. Il a demandé de prier pour cette jeunesse émergente qui constitue le Cameroun de demain. «Les jeunes ont les compétences nécessaires et ont les opportunités d’être une force motrice pour soutenir le développement et contribuer à la paix et à la sécurité ».

Cette idée, dit Joseph Nguessieuk, nous la partageons avec les experts de l’Organisation des Nations Unies(Onu) qui travaillent afin d’impliquer les jeunes dans la mise en œuvre des objectifs de développement durable.

D’autant qu’ils fondent leur démarche sur une nouvelle promotion de jeunes leaders qui a été lancée en septembre 2018, lors de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Nous l’affirmons ici, nous partageons ses valeurs qui structurent le leadership jeune, selon les experts Onusiens : Esprits critiques, Acteurs du changement, Innovateurs, Communicateurs, Chefs de file.

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