Les perspectives macroéconomiques restaient favorables., et l’objectif global de la politique économique demeurait la soutenabilité des grands équilibres macroéconomiques, malgré un contexte international volatile et incertain.

Cet objectif se déclinait en la recherche d’une croissance soutenue et créatrice d’emplois, la poursuite de la maitrise de l’inflation, le renforcement du profil des finances publiques et l’amélioration des comptes extérieurs. Le taux de croissance économique était ainsi projeté à 4% en 2020, après 3,9% estimé en 2019.

Cette croissance devait être soutenue essentiellement par le secteur non pétrolier. En effet, le secteur pétrolier progresserait de 0,6%, tiré par la production de gaz tandis que la progression du secteur non pétrolier devrait s’améliorer pour atteindre 4,2% en 2020 (contre 3,6% en 2019).

La croissance du secteur primaire devait connaitre une accélération pour se situer à 3,6% contre 2,1% en 2019, en raison notamment de la reprise de l’activité agricole, consécutivement à un relatif apaisement attendu dans les régions en proie à l’insécurité. Dans le secteur secondaire, la croissance devait s’établir à 3,1% après 5,1% en 2019, du fait d’un ralentissement dans le sous-secteur des hydrocarbures.

Hors hydrocarbures, le secteur devait bénéficier de la bonne tenue des industries manufacturières, profitant d’une meilleure offre en énergie électrique. Le secteur tertiaire devait progresser de 4,6 % en 2020, après 3,8% en 2019, grâce aux deux secteurs en amont (primaire et secondaire), au développement des activités du port en eau profonde de Kribi et aux effets induits de la CAN 2021.

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