Quel était l’enjeu des travaux de la seconde conférence semestrielle des gouverneurs de régions qui viennent de s’achever à Yaoundé ?
Je tiens à préciser d’emblée que la seconde conférence semestrielle des gouverneurs de régions se tient sur très hautes instructions du président de la République. Ces travaux ont été marqués par des communications du secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Défense, chargé de la Gendarmerie nationale et le délégué général à la Sûreté nationale sur la situation sécuritaire du pays.

On peut dire, au regard de leurs exposés, que le Cameroun est bien tenu, malgré quelques velléités dans certaines régions à l’instar du Nord-Ouest, du Sud-Ouest, de l’Extrême-Nord et dans une certaine mesure l’Adamaoua et l’Est. Ces travaux se tiennent à moins de trois semaines de l’organisation des élections régionales.

Celles-ci sont très attendues et nous tenons ici à saluer la volonté politique du chef de l’Etat qui a tenu à leur organisation le 6 décembre 2020, parce qu’elles viennent parachever la mise en place des institutions prévues par la Constitution de notre pays. Le ministre de l’Administration territoriale, en sa qualité d’agent du gouvernement, a évalué au cours des travaux, l’état des préparatifs sur le terrain. 

Qu’en est-il de ce côté ?
Le constat qui nous parvient est assez rassurant, parce qu’à ce jour, Elections Cameroon a pratiquement terminé le processus de préparation de cette élection. Nous allons, comme il est de notre devoir, assurer l’encadrement sécuritaire pour que ces élections se tiennent dans de bonnes conditions dans les dix régions du Cameroun.

Nous avons pu relever le défi en ce qui concerne l’élection présidentielle du 7 octobre 2018, nous l’avons fait lors du double scrutin législatif et municipal du 9 février 2020 et même des élections partielles du 22 mars dernier. Globalement, nous avons fait une évaluation de la situation sécuritaire et nous avons édifié les gouverneurs de régions sur les enjeux du scrutin du 6 décembre 2020. Le président de la République a transmis ses félicitations aux gouverneurs de régions pour ce travail qui a été abattu.

Ces félicitations ont été étendues aux forces de défense et de sécurité, mises pour emploi dans ce cadre auprès des autorités administratives. L’on ne saurait ne pas signaler l’importante communication du ministre de la Décentralisation et du Développement local sur le rôle de ces autorités administratives dans la mise sur pied des organes de la région, au terme de l’élection du 6 décembre prochain.

Quels sont les instructions particulières transmises à ces autorités administratives au moment où elles regagnent leurs unités respectives ?
Les gouverneurs ont été instruits par le président de la République de reprendre la sensibilisation sur le respect des mesures barrières dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Si cette pandémie a été très bien gérée jusqu’ici, force est de constater qu’il y a une sorte de relâchement au sein de la population en ce qui concerne les mesures-barrières.

D’où cette exhortation du président de la République, transmise par le Premier ministre, chef du gouvernement aux gouverneurs de régions qui doivent faire comprendre à leurs administrés que la pandémie n’est pas encore vaincue. Dans ce cadre, je dois du reste annoncer qu’un important don de masques du chef de l’Etat va être acheminé vers les régions en vue de leur distribution dans des endroits sensibles. Seront concernés par ce travail, outre les gouverneurs, les préfets, les sous-préfets, les parlementaires, les autorités municipales, les chefs traditionnels…  

Nous les avons également sensibilisés en ce qui concerne l’encadrement des partis politiques. Certains respectent la loi, tandis que d’autres sont passés maîtres dans l’art de la défiance de l’autorité de l’Etat. Ceux-là doivent comprendre que tout sera mis en œuvre pour assurer la gestion de l’ordre public et le strict respect de la loi. Les gouverneurs ont été instruits sur le fait qu’il n’y aura aucune complaisance en ce qui concerne le maintien de l’ordre sur l’ensemble du territoire national.

Par ailleurs, nous avons constaté que certains projets de développement peinent à être réalisés correctement sur le terrain. Il faut retenir que chaque fois qu’un projet est abandonné sur le terrain, c’est l’Etat qui perd de l’argent. Dès lors, les gouverneurs doivent veiller au respect et à la bonne exécution des projets, en conformité avec le septennat en cours qui est centré sur les Grandes opportunités du président de la République.

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