C’est la question qui se pose depuis le 27 Septembre 2020, après une publication du Président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRS). Dans cette dernière, il informe l’opinion publique nationale et internationale que le gouvernement projetterait un assaut contre sa résidence à Yaoundé, à la suite des marches du 22 septembre 2020 où plusieurs militants ont été arrêtés.

Maurice Kamto craint un retour derrière les barreaux. Dans une publication Facebook il affirme : ” le gouvernement camerounais aurait décidé de lancer, ce lundi 28 septembre 2020, un « assaut » contre ma résidence où je suis retenu en otage depuis le 20 courant par des forces de sécurité équipées d’un arsenal digne des théâtres de guerre.” En effet, la marche interdite du 22 septembre 2020 qui ambitionnait renverser le régime en place, aurait au contrait plongé le parti de l’opposition dans un calvaire. « plus de 600 manifestants aux mains nues, illégalement arrêtés et détenus, sont victimes d’actes de torture et de traitements cruels, inhumains et dégradants » se désole ”le leader de l’opposition”.

Voici l’intégralité du texte publié par Maurice Kamto

De sources dignes de foi, le gouvernement camerounais aurait décidé de lancer, ce lundi 28 septembre 2020, un « assaut » contre ma résidence où je suis retenu en otage depuis le 20 courant par des forces de sécurité équipées d’un arsenal digne des théâtres de guerre. 

Bien qu’ignorant les contours de ce projet « d’assaut », il devrait en toute vraisemblance s’inscrire dans le fil des agissements de M. BIYA qui gouverne depuis quatre décennies par le mépris et la terreur. Aux revendications légitimes des populations exprimées de manière pacifique lors des marches du 22 septembre, le régime a recouru à une violence et à une répression disproportionnées et sans précédent contre des Camerounais aux mains nues, dont plus de 600, illégalement arrêtés et détenus, sont victimes d’actes de torture, de traitements cruels, inhumains et dégradants. Comme à Bamenda en octobre 2016, les appels au dialogue et à la concertation ne reçoivent de la part du régime que terreur et barbarie judiciaire. 

Notre heure est sans doute venue de faire une fois de plus face à la violence d’Etat d’un régime suranné. Nous prenons à témoin la communauté nationale et internationale sur les conséquences de cette dérive dictatoriale sans précédent dans l’histoire récente du Cameroun. L’arbitraire et la barbarie ne peuvent avoir raison de la détermination des populations camerounaises à se libérer de la tyrannie. 

 Copies : 

– ONU

– UA

– UE

– Francophonie

– Commonwealth

– CEDEAO

– Etats-Unis

– Grande-Bretagne

– France

– Russie 

– Chine

– Allemagne

– Canada

– Italie 

– Espagne

– Suisse.

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