C’est la question qui oriente cette analyse proposée par Polycarpe ATANGANA, Journaliste et spécialiste des questions de droits de l’homme et de Justice pénale. A travers cette étude il souhaite « Aller à la rencontre de celles et ceux qui rêvent le Cameroun de demain souvent meilleur et plus juste, et qui se mobilisent déjà aujourd’hui pour le faire advenir ».

Démocratie au Cameroun : Bataille autour d’un code électoral consensuel, transition politique, une tâche dans la tasse. Un sujet qui fait agiter depuis quelques jours la classe politique camerounaise.

Les artistes crient dans les micros et veulent voir le soleil se lever sur le Cameroun. Les politiciens se séduisent entre eux et évoquent la transition politique qui est un processus caractérisé par le passage progressif d’un régime non-démocratique, par exemple une dictature, à une démocratie. Mais Abraham Lincoln a dit un jour: « Le meilleur moyen d’obtenir l’abrogation d’une mauvaise loi est de l’appliquer dans toute sa rigueur. » Y-a-t-il vraiment un problème de démocratie au Cameroun ? Le Cameroun est un pays qui est à l’image des animaux? Non! Le Cameroun ne sera pas la ‘’Togolisation’’ ni la ‘’gabonisation’’.  Permettez ce néologisme.

Le rêve est déjà accompli.

Le Cameroun a déjà sommé l’étape décennale qui l’a conduit à l’indépendance et à la démocratie. Malgré ses handicaps, il a un potentiel, ses atouts: l’élection libre et transparente, la Conseil Constitutionnel et ELECAM. Ces institutions sont les moteurs du développement pour la démocratie Camerounaise, dirigées pas les hommes d’État rodés.  Leur puissance relative paraît convenablement équilibrée.

Les circonstances sont plus favorables dix fois depuis 1982. D’ailleurs, Paul Biya l’a dit à la Radio Monté Carlos. ” je voudrais qu’on se souvienne que c’est moi qui ait apporté la démocratie au Cameroun “.

On ne doit pas le regretter si certains événements sont venus tarir notre économie et   notre marche vers l’unité fraternelle et nationale. Mais rien n’autorise sur un redressement utopique. Le chômage, quoi qu’on fasse, ne sera pas jugulé à moyen terme.  Des mouvements sociaux maîtrisables paraissent inévitables. Notre démocratie à une nature généreuse, même si la famine est connue.  Notre démocratie a des hommes créatifs et courageux.

Des camerounais intelligents et, la plupart, expérimentés sont au pouvoir. Ils savent et disent ce qu’il convient de faire. Notre démocratie et notre code électoral aussi restent un chantier ouvert si certains politiciens veulent voir les paysans des champs s’agrandir et s’ouvrir à une société qui doit d’avantage trouver son harmonie sous la brise bienfaisante de la liberté conquise, fruit et condition du progrès économique et social.

Notre démocratie aujourd’hui occupe et continuera d’occuper la place à laquelle elle prétend, joue et jouera d’avantage un rôle à sa mesure, dans les cénacles politiques mondiales.  On retrouve les camerounais dans les palmarès artistiques, littéraires et scientifiques aujourd’hui: c’est grâce à la démocratie actuelle.

Utopie (s)?

Assurément, si l’on imagine que tout cela dans l’instant sous un coup de baguette magique.  Le parti est ouvert mais pas hasardeux.  Il n’est pas dément, puisque les moyens de gouverner dans cette direction existent. (…)Je suis convaincu que le modèle démocratique camerounais est en train de prouver sa propre autorité. Il faut que la démocratie, l’information, la transparence et la liberté soient au rendez-vous pour gagner.

Transition politique et révision du code électorale au Cameroun, ça ne passera donc pas. D’ailleurs on ne devrait même pas en parler.  La démonstration de notre démocratie se résume à 300 partis politiques aujourd’hui alors qu’à l’époque le Cameroun en avait que 1.

-Que les vrais politiciens s’appuient sur les électeurs. Car, ils sont la colonne vertébrale de la République.

– Qu’ils proposent des projets de société convaincants: C’est tout.

– Le RDPC, parti au pouvoir a remporté les législatives du 9 février 2020 de manière constitutionnelle.

– Partout, les anciens grands partis nationaux s’effondrent, remplacés par des myriades de partis extrémistes. Avec, parfois, le rempart provisoire d’une grande coalition.

 Il est urgent de revenir aux bases

A dire vrai, ce n’est donc, ni Elecam, ni le Conseil Constitutionnel qui décide, mais les électeurs.  Le 9 février 2020 en était un véritable exemple et souvenir de la démocratie Camerounaise. Mais Il est clair que demain, les camerounais ne pourront plus déléguer à certains politiciens leur sécurité, leur santé, leur alimentation, leur autonomie sur des biens essentiels que ce soit au pouvoir exécutif ou parlementaire.

Après M. Paul Biya, tout bien pesé, la clé d’un avenir tout rempli d’espoir sera sans doute une continuité l’unité fraternelle et nationale historique des intellectuels et du pouvoir, de l’opposition et de la Société Civile, de la nation à l’État.

Mais attention !!!

Un Proverbe dit: « La poule qui s’ennuie finit toujours par casser ses œufs »

Alors, Maîtriser ses ardeurs et canaliser ses forces vous préservent de nombreux désagréments pour ceux ou celles qui se disent « ETRE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, ÇA POURRAIT M’INTÉRESSER, LE SUJET M’INTÉRESSE… » Au finish, « La démocratie est un idéal. À chacun il revient de la faire vivre », disait Alain PINTUS

Bonne chance aux candidats et que la meilleure gagne du point de vue démocratique et constitutionnelle.

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