La loi au Cameroun est claire : ce sont l’Etat et les collectivités locales (communes, régions) qui assurent la gestion des circonscriptions administratives et des villes. Et les règles encadrant la décentralisation sont tout aussi claires comme par exemple au sujet de la délivrance des permis de construire ou de démolir qui incombe au maire. 

Les chefs traditionnels n’en sont que les auxiliaires. Quel que soit le prestige de ces symboles de l’Afrique précoloniale dont certains comme à Foumban étaient à la tête de cités-Etats, de royaumes ou d’empires importants. 

Il n’y a donc pas de “ Monaco” au Cameroun. Il y’a des Fon, des Lamido, des Nkukuma, des Mbombog, etc pour diverses ethnies et tribus du Cameroun mais il n’y’a pas de Royaume au sens administratif dans notre pays. Le Noun est un département de la République du Cameroun. Il est symboliquement pour les Bamoun, un royaume, mais est pour l’administration, une unité administrative. C’est donc l’Etat et les collectivités locales qui gèrent l’espace et le domaine publics notamment l’emplacement sur lequel est située la porte d’entrée de la ville de Foumban. 

Faute d’avoir d’une part procédé à l’inventaire de nos patrimoines afin de bâtir une cogestion entre chefferies traditionnelles, État et collectivités locales, d’avoir pensé nos États et à Foumban, par exemple d’avoir pacifié et clarifié les relations entre la mairie qui gère la ville et le chef traditionnel, auxiliaire de l’administration, nous nous retrouvons dans des situations inutilement compliquées. Avec des drames, des morts parfois et une cohésion sociale improbable. 
Ce n’est donc pas le doigt de M. SOKOUNDJOU qu’il faut regarder mais la lune  de sagesse et d’appel à la prise de hauteur qu’il pointe…

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