De toutes les catastrophes qui ont secoué le Cameroun sur les 40 dernières années, celle du 6 Novembre 1982 est de loin la plus dévastatrice.

D’abord parce que 38 ans après , elle n’a toujours pas cessé de défigurer le Cameroun. Le mettant sens dessus, sens dessous. Promouvant la médiocrité, la tricherie, la corruption, la haine entre autres. Détruisant le système éducatif et toutes les entreprises que feu Hamadou Ahidjo avait construites . Détruisant les fondations d’une nation que ce dernier avait bâti au prix de lourds sacrifices. Semant l’immoralité à tout vent. Vidant la notion de mérite de toute sa substance au bénéfice du nivellement par le bas. Pillant des banques qui se sont fermées les unes après les autres. Appauvrissant les populations chaque jour davantage. Transformant un pays jadis pays à revenus intermédiaires, en pays pauvre très endetté ( ppte ) .

Il faut souligner que avant que le vent du renouveau ne commence à souffler en 1982 sur le Cameroun, les Bassa, Beti, Sawa, Bamiléké, Toupouri, Moundang, Anglophones vivaient en parfaite harmonie comme des frères et sœurs dans un pays en paix .

Mais le vent du renouveau est passé par là, et à tout changé. Ces ethnies se regardent désormais en chiens de faillance dans un climat de suspicion regrettable. Le renouveau à créé le concept autochtones/ allogènes. Dressant les ethnies les unes contre les autres. Tribalisant la société à tous ses étages, transformant tous les grands concours et nominations en purge ethnique. Plongeant le pays dans une guerre fratricide stupide que la simple humilié aurait pu éviter dès son début.

Cultivant l’impunité et une certaine désinvolture dans la gestion des affaires qui à fait sombrer le pays dans des décennies de pillage non stop, de corruption des dirigeants irresponsables et peu soucieux du bien-être d’un peuple pris en otage dans un enclos de misère. Réprimant toute dissidence politique dans ce que la violence à de plus barbare. Faisant du Cameroun une dictature féroce et détestable.

La catastrophe du renouveau n’a laissé derrière elle qu’un pays dévasté par le tribalisme, la haine, la pauvreté, le grand chômage, la guerre et des illusions baptisées grandes ambitions, grandes opportunités et émergence2035 qui ne sont en réalité que de grandes conneries.

Ce qui serait extraordinaire par dessus tout, c’est que aujourd’hui 6 novembre2020, des gens à priori normaux se réunissent non pas pour regretter ou commémorer le triste événements, mais pour fêter la 38ème année de la catastrophe la plus dévastatrice du Cameroun.

En réalité pourquoi ça devrait étonner dans un pays dirigé par la photo d’un fantôme ?

Le plus urgent aujourd’hui c’est de mettre fin, quoique cela coûte, à cette catastrophe qui continue de faire des victimes. Le Cameroun n’a pas d’avenir sans ce préalable qui est à la porté de la volonté commune.

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