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Le SDF, le PCRN, L’UDC et l’UMS ont déclaré la création d’un groupe parlementaire composé de 16 membres. Une « Union pour le Changement », qui entend « défendre les intérêts du peuple Camerounais » et « travailler pour la justice sociale et l’égalité des chances ».

Quatre formations politiques ont annoncé la création d’un groupe parlementaire à l’Assemblée Nationale. C’était à la faveur de l’ouverture de la rentrée parlementaire, le vendredi 11 mars 2022. Cette « Union pour le Changement » est constituée de 16 députés issus des principaux partis de l’opposition représentés à l’Assemblée Nationale.

Il s’agit du Social Democratic Front (SDF), du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN), de l’Union Démocratique du Cameroun (UDC) et l’Union des Mouvements Socialistes (UMS). Un projet porté, notamment, par le vice-Président du SDF, Joshua Osih, et le Président du PCRN, Cabral Libii. Les députés Koupit Adamou (UDC) et Pierre Kwemo en ont également signé l’acte fondateur.

Officiellement, le nouveau groupe parlementaire a pour objectif de « défendre les intérêts du Peuple camerounais» et « travailler pour la justice sociale et l’égalité des chances». Mais aussi, légiférer et contrôler l’action du gouvernement, selon une déclaration conjointe.

Réforme de la loi électorale

Il semblerait, cependant, que l’un des objectifs de cette coalition, soit de permettre le dépôt d’une proposition de modification du code électoral, préparé par plusieurs partis d’opposition, courant 2021. En effet, sept partis d’opposition se sont regroupés « travailler ensemble dans un cadre républicain inclusif, avec toutes les parties prenantes du jeu démocratique, afin de mettre en place un système électoral nouveau ou amendé».

Au terme des travaux de cette plateforme, un document de 230 pages contenant l’ensemble des propositions de réformes du code électoral. Fin novembre 2021, les leaders des partis politiques engagés dans « le chantier de la réforme participative et consensuelle du système électoral » ont envoyé au président Paul Biya une copie dudit document.

Prochaine étape, le dépôt d’une proposition de Loi y relative au Parlement. Or, une telle initiative requiert un minimum de 16 députés, au regard de la loi de 2014 portant règlement intérieur de l’Assemblée Nationale. Avec 16 membres, le groupe parlementaire dit de « l’Union pour le Changement », peut donc proposer son projet de loi électorale pour examen.

Le regroupement de ces formations devrait également faire un relatif contrepoids à l’Assemblée Nationale où le RDPC (au pouvoir), compte une écrasante majorité de 152 élus sur les 180 sièges de la chambre basse.

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