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Au moins 154 personnes sont mortes de choléra et 8241 cas recensés, depuis la résurgence d’une nouvelle épidémie en octobre 2021, selon un communiqué du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires de l’ONU (OCHA), ce lundi 13 juin 2022.

Au Cameroun, l’ONU s’alarme de l’ampleur de la résurgence du choléra. D’après le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU, sept des dix régions du Cameroun sont touchées par cette épidémie : le Sud-Ouest, le Centre, l’Extrême-Nord, le Littoral, le Sud, l’Ouest et le Nord.

Au total, la situation sanitaire fait état de 154 décès pour 8241 cas recensés depuis octobre 2021. Mais la progression de la maladie va croissante. Dans les faits, au moins 140 personnes sont mortes de choléra au cours des sept derniers mois. Plus de 7000 cas ont été répertoriés sur la période.

Dans le détail, « la région du Sud-Ouest demeure la plus touchée par l’épidémie de choléra avec 5 628 cas et 90 morts, suivie par celle du Littoral, avec 2.208 cas et 58 morts », selon OCHA.

Soutenir la réponse humanitaire

Afin de soutenir la réponse humanitaire d’urgence contre le choléra au Cameroun, l’organisme onusien a approuvé l’allocation de 1,7 million de dollars (plus de 750 millions de FCFA) du Fonds Central d’Intervention d’Urgence (CERF). Un financement qui devrait permettre d’appuyer les programmes déployés par l’UNICEF et l’OMS et le Ministère de la Santé Publique et les ONG, notamment.

Dans les principaux foyers épidémiologiques que sont les régions du Sud-Ouest et du Littoral, « des vaccins anticholériques sûrs, administrés par voie orale, doivent être utilisés conjointement à l’amélioration de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement pour limiter les flambées de choléra et favoriser la prévention dans les zones connues pour être à haut risque », préconise l’OCHA.

Concrètement, ces projets fourniront une assistance d’urgence en matière de gestion des cas, d’eau, d’hygiène et d’assainissement aux communautés affectées par la maladie. Ainsi, « cette subvention cerf permettra aux partenaires humanitaires de contribuer à réduire la mortalité liée au choléra et à freiner la propagation de la maladie, sauvant ainsi de nombreuses vies », peut-on lire dans le récent communiqué du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires de l’ONU.

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