Selon nos sources, le drame s’est produit le 31 mai dernier dans la région du Sud-Ouest.

On apprend que les militaires ont été attaqués par les séparatistes anglophones. Les membres de l’armée regardaient paisiblement un match de football dans la localité d’Otu. Cette agglomération n’est pas loin de la frontière entre le Cameroun et le Nigéria. Une rencontre a été organisée pour célébrer le retour à la normale à Otu.

« J’ai organisé, dimanche, un match de football pour célébrer le retour à la normale après plus de trois ans de conflit dans notre localité », a précisé Ita Jacques Ayamba, le maire d’Eyumojock. Les violences au Nord-Ouest et Sud-Ouest du Cameroun ne cessent de faire couler le sang. La qualification juridique de ces violences est un problème délicat.

D’après Nathan Ndoumbé, les positions restent partagées quant à la nature de ce conflit. D’aucuns le qualifient de CANI de basse intensité, alors que d’autres se tournent vers la thèse des troubles intérieurs. Cependant, il faut dire que, la qualification des situations de violence armée est souvent tributaire des considérations d’ordre politique.

Il ne se passe pas un jour sans que les médias annoncent des tueries, des prises d’otage et des confrontations directes entre les groupes armés et l’armée républicaine dans le NOSO. Au-delà des pertes en vie humaine enregistrées sur le terrain, l’on comptabilise également des déplacements massifs de la population civile.

Share:

Avatar

author

1 Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.