Entrée en vigueur le 8 Avril 2020, cette mesure concerne tous les usagers du secteur des transports. La note a été signée un jour avant par le Ministre des Transports.

A partir du 8 Avril 2020, tous les usagers du secteur des transports sont obligés d’arborer un masque facial, communément appelé cache-nez. La mesure a été prise par le Ministre des Transports Jean Ernest Massena NGALLE BIBEHE, dans le but de limiter la propagation du coronavirus sur l’étendue du territoire national. « Il est dorénavant exigé à tous les usagers de transport public (routier, aérien, ferroviaire, maritime et fluvial) d’arborer le cache nez, avant l’accès à bord de tout mode de transport en commun », peut-on lire sur le communiqué signé le 7 avril 2020. Ce dernier intervient au moment où le Cameroun enregistre plus de 600 cas et 10 décès, liés au virus du corona.

Le gouvernement réalise en effet que, si des mesures drastiques ne sont pas prises, la pandémie ira grandissante et affectera le maximum de personnes possibles. Des expériences ont prouvé que le cache-nez est l’un des protecteurs pas excellence contre ce virus qui tue en silence. « Le cache-nez est la barrière entre l’air ambiant qui peut contenir le coronavirus et notre organisme », l’avait martelé un membre de l’OMS. Toutefois, ce dispositif médical ne doit pas demeurer sur le visage durant la journée, comme l’estiment des personnes moins renseignées. « Il faut savoir utiliser le cache-nez. Une fois que vous l’avez sur le nez et la bouche, vous ne devez plus le manipuler. Et après trois heures, vous l’enlevez et le jetez, car il n’est plus efficace. Lavez-vous les mains par la suite », précise la même source Onusienne.

Au regard de son efficacité et de la négligence des certains compatriotes, le Ministre demande « à toutes les administrations et sociétés sous-tutelles, aux opérateurs du secteur des transports, aux délégués régionaux et départementaux des transports, ainsi qu’aux forces de maintien de l’ordre de veiller. Chacun en ce qui concerne, à la stricte application de ladite mesure ».

Dans les cas de transport et les taxis de la ville de Yaoundé, seulement 1 citoyen sur trois porte un masque. Preuve que le message n’a pas bien été reçu. Toutefois c’est une autre mesure du ministre des transports, qui semble être respectée. Il avait ordonné que dans un taxi, seulement 3 passagers soient admis, contrairement à 5 et 6 comme à l’accoutumée. Pour les transports de masse, il a instruit que désormais les bus d’une capacité de 60 places, ne portent que 50 passagers. Face à cette mesure sécuritaire, plusieurs agences de transports, taximen et conducteurs de car/ bus ont fâcheusement augmenté les prix, ceci dans le bus de joindre les deux bouts. Sans doute, la population active est obligée d’augmenter son budget de déplacement.  Pourtant, les salaires n’ont pas augmenté, les prix d’aliments de première nécessité et bien d’autres produits n’ont connu aucune baisse sur le marché. Il est désormais certains que si cette crise perdure toute une année, la population ne mourra pas de covid-19, mais de famine.

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