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Cameroun : 13 militaires tués par de présumés séparatistes

  Au moins 13 éléments des forces de sécurité camerounaises ont trouvé la mort dans de nouveaux affrontements contre de présumés groupes séparatistes, ce lundi 15 avril 2019, dans le Nord-Ouest
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04/16/2019 - 17:01
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

Toujours aucun signe de désescalade dans le conflit qui oppose l'Armée camerounaise à des groupes armés séparatistes dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Dernier fait majeur en date, e violents affrontements entre de présumés sécessionnistes et des militaires camerounais, dans le Nord-Ouest, ce lundi.

« Nous avons été pris en piège dans la localité de Luh. Quand nous sommes entrés dans ce village, les séparatistes ont par après coupé l’unique pont liant Luh au reste du pays et ils ont ouvert le feu sur nous », a indiqué, sous couvert d’anonymat, une source sécuritaire locale, citée par l’agence de presse Anadolu.

« Les combats ont duré près de 7 heures, lundi, et 13 de mes camarades d’armes sont tombés sur le champ de bataille. Deux assaillants ont aussi été tués », a précisé la même source.  

Selon la Commission Nationale des Droits de l’Homme, au moins 13 militaires camerounais ont été tués dans cette embuscade, contre 2 morts dans les rangs des assaillants. Un bilan provisoire non officiel. Les autorités sécuritaires et administratives n’ayant pour l’heure, fait aucune communication sur le bilan des combats de lundi.

Samedi matin déjà, le corps sans vie d’un homme non identifié, arborant une tenue de l'armée camerounaise avait été découvert par des habitants,n dans la localité de Bambui, région du Nord-Ouest.

Début avril, c’est Emmanuel Penda, premier adjoint au Maire d'Idenau, dans la région du Sud-Ouest, qui se faisait kidnapper dans la nuit du 1er au 02, par de présumés séparatistes.

Des actes de violences qui viennent alourdir le bilan déjà catastrophique de la crise sociopolitique qui s’est déclenchée dans ces régions en octobre 2016, se radicalisant en conflit armé, à partir d’Octobre 2017.

Le conflit dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun a déjà causé la mort d’au moins 250 soldats camerounais et plus de 500 civils, selon un rapport d’Amnesty International. Plus de 437.000 personnes ont dû fuir les violences pour se réfugier dans d’autres régions du pays ou au Nigéria voisin, selon les estimations du Haut-Commissariat pour les Réfugiés.

Un lourd bilan humain, auquel s’ajoutent des pertes colossales sur le plan économique. Des pertes estimées à environ 300 milliards de FCFA, pour plus de 13.000 emplois perdus ou menacés, selon un rapport du Patronat camerounais (GICAM), publié en septembre 2018.

Si le Président de la République, Paul Biya, a créé fin 2018, une Commission Démobilisation, Désarmement et Réinsertion des combattants qui déposeraient les armes, ceux-ci ne montrent aucun enthousiasme pour la reddition.

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