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Cameroun : Le procès de Maurice Kamto de nouveau reporté

Après un premier report jeudi dernier, l’audience de l’opposant Maurice Kamto a de nouveau été reporté ce mardi, 26 février 2019, suite à une requête de ses avocats, contestant la compétence du tribunal militaire pour juger des civils.
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02/27/2019 - 10:39
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

Le procès controversé du Président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), a connu un nouveau report ce mardi. « Le juge nous a demandé de produire des copies des textes de lois que nous avons évoqués pour nier au tribunal (militaire) le pouvoir de juger notre client (civil) », a confié à l’AFP, Me Sylvain Souop, membre du collège d’avocats de Maurice Kamto.

Aussi, l’audience a-t-elle été ajournée à ce mercredi, afin de permettre à la défense de présenter les documents demandés par le juge d’instruction. Un ajournement qui survient après un premier report le jeudi 21 février dernier. La défense de Maurice avait alors introduit une requête contestant la compétence du tribunal militaire de Yaoundé à juger des civils, en l’occurrence, leur client.

« Le juge n’a pas auditionné Maurice Kamto parce qu’il a décidé d’attendre que le tribunal statue sur la contestation de sa compétence que nous avons formulée », avait alors déclaré Me Christopher Ndong, l’un des avocats de l’opposant. « Nous attendons la décision du juge sur la compétence du tribunal militaire à juger les civils », avait-il conclu.

L’ancien Ministre Délégué à la Justice, classé deuxième au terme de la Présidentielle d’Octobre 2018, est inculpé de « rébellion, insurrection » et « hostilité contre la patrie ». Le Président du MRC avait été arrêté avec près de 200 autres cadres et sympathisants du parti, les 26 et 28 janvier dernier, en marge de manifestations interdites par le pouvoir de Yaoundé et réprimées par la Police.

L’opposant et ses partisans protestaient contre les fraudes électorales, le retrait de la CAN 2019 au Cameroun, la corruption ou encore la gestion de la crise sociopolitique qui sévit dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du pays. Des manifestations jugées « illégales » et « intolérables » par le ministre de l’Administration Territoriale, Paul Atanga Nji.

Toutes les personnes interpellées ont été présentées au Tribunal Militaire de Yaoundé mi-février. Si certains ont pu bénéficier d’une remise en liberté sous caution, la plupart d’entre elles ont été placées en détention à la prison principale de Yaoundé, où elles attendent leur procès.

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