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Cameroun : Retour volontaire de près de 200 ex-combattants de Boko Haram

Au moins 187 ex-combattants du groupe terroriste Boko Haram sont volontairement rentrés au Cameroun, en provenance du Nigeria, a annoncé le Gouverneur de la région de l’Extrême-Nord, Midjiyawa Bakari, ce jeudi, 14 février 2019
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02/15/2019 - 14:11
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

Au Cameroun, le Gouvernement camerounais multiplie les incitations à la reddition des combattants de Boko Haram. C’est dans ce cadre qu’au moins 187 ex-djihadistes camerounais, originaires du département du Mayo Sava, dans la région de l’Extrême-Nord, sont retournés volontairement dans le pays. Les ex-combattants, venus du Nigéria voisin, se sont rendus aux autorités des villes de Kolofata et Mémé, ce mercredi 13 février, a indiqué l’AFP.

Ils ont ensuite été conduits à la base de la Force Mixte Multinationale (FMM) pour la suite de leur prise en charge. Selon le Gouverneur de la région de l’Extrême-Nord, Midjiyawa Bakari, « Ils ne courent aucun danger, aucun risque, au contraire, tout sera mis en œuvre pour les resocialiser, leur inculquer l’esprit du patriotisme, du civisme ».

Un plan de réinsertion sociale qui s’inscrit dans le cadre d’un programme DDR, voulu par le Président de la République, Paul Biya. A cet effet, le Chef de l’Etat a, le 30 novembre 2018, mis en place un Comité National de Désarmement, de Démobilisation et de Réintégration (DDR) des ex-combattants du Boko Haram et des groupes armés des Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Un comité ayant pour mission « d’organiser, d’encadrer et de gérer le désarmement, la démobilisation et la réintégration des ex-combattants des groupes armés » qui auront répondu à l’appel à déposer les armes, lancé par Paul Biya en 2018. Un millier de ces ex-jihadistes sont rentrés au Cameroun depuis l’appel à déposer les armes, indiquent des sources militaires citées par l’AFP.

La semaine dernière déjà, 200 autres ex-combattants, dont des enfants de moins de 15 ans, avaient été amenés au camp de la FMM de Mora. Des enquêtes pour déterminer leur séparation définitive du groupe terroriste sont préalables à leur transfert vers dans la localité de Mowouré, dans l’Extrême-Nord, où un terrain de 13 hectares leur a été attribué, apprend-on.

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