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Cameroun : Le Préfet du Mfoundi suspend la police municipale de Yaoundé

Suite à la récurrence de nombreux abus et actes de violence observés dans la ville de Yaoundé, le Préfet du département du Mfoundi a suspendu provisoirement les activités des polices municipales de la ville de Yaoundé
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02/14/2019 - 11:13
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online
Mouvement d'humeur des conducteurs de moto-taxis à Yaoundé - Illustration

Dans un arrêté signé ce mercredi 13 février 2019, le Préfet du département du Mfoundi a décidé de remettre de l’ordre au sein de son unité de commandement. En effet, « les activités des polices municipales de la Communauté Urbaine de Yaoundé et des communes d’arrondissement sont suspendues sur toute l’étendue du territoire du Département du Mfoundi, pour une durée de 30 jours », peut-on lire dans le document.

Une décision consécutive à de nouvelles échauffourées dans la ville de Yaoundé, au quartier Elig-Edzoa ce mercredi. D’après des témoins sur place, de violents affrontements ont éclaté entre des agents municipaux de la Commune de Yaoundé 1er et un conducteur de mototaxis. Un contrôle de l’impôt libératoire qui aurait tourné à la rixe. Le motocycliste a été molesté par des agents de la police municipale et se trouve actuellement en soins intensifs dans une formation sanitaire.

Face au défaut de certains documents, les agents municipaux auraient tenté de lui extorqué de l’argent. Le refus opposé a, semble-t-il, déclenché les affrontements.

En réaction, des centaines de conducteurs de mototaxis ont assiégé les lieux et décuplé les affrontements. Un véhicule des agents municipaux a été complètement incendié. Plus tard, les motocyclistes ont pris d’assaut le siège de la Mairie de Yaoundé 1er pour réclamer justice pour leur collègue.

Seule l’intervention des forces de l’ordre et des autorités administratives, ont permis de contrôler la situation et de ramener l’ordre.

 Le 8 janvier dernier déjà, une autre rixe avait éclaté au marché central de Yaoundé, entre commerçants et agents de la police municipale. Les populations reprochent à ces derniers, un excès de zèle, rackets, extorsions, violences et autres abus.  

C’est donc, la récurrence de ce type de d’abus et de débordements qui aurait motivé la décision de suspension provisoire de leurs activités, par le Préfet du Mfoundi, Jean Claude Tsila. Lequel a instruit le Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Yaoundé, ainsi que les Maires, à veiller à l’exécution de la suspension provisoire de 30 jours. Tout en précisant que la mesure conservatoire « est susceptible d’être reconduite si les nécessités l’imposent ».  

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