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Cameroun : Paul Biya lance un avertissement aux groupes armés sécessionnistes

Au cours de son traditionnel discours à la Nation le 31 décembre 2018, le Chef de l’Etat, Paul Biya, a annoncé des représailles contre les groupes armés qui refuseront de déposer les armes
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01/03/2019 - 13:02
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online
Paul Biya, Discours à la Nation, 31 Décembre 2018

Le Président de la République était attendu sur la crise en cours dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Et c’est un discours ferme qu’a tenu le Chef de l’Etat en direction des acteurs du conflit armé dans la région. « Si l’appel à déposer les armes que j’ai lancé aux entrepreneurs de guerre reste sans réponse, les forces de défense et de sécurité recevront instruction de les neutraliser », a déclaré Paul Biya au cours de son adresse à la Nation, le 31 décembre 2018.

Pour le Chef des Armées, qui s’est dit « conscient en effet de la désolation que ces insurgés infligent aux populations de ces régions », l’heure est au désarmement, au dialogue et à la reconstruction de la région, mais aussi de l’Unité Nationale.

C’est dans cet ordre d’idées qu’il avait acté la création, le 30 novembre 2018, à la création d’un Comité National de Désarmement, de Démobilisation et de Réintégration des ex-combattants de Boko Haram et des groupes armés des Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Le but étant d’« éviter le recours à des mesures extrêmes » estime le Président.

« Cette initiative, je le souligne, offre une porte de sortie honorable à ces ex-combattants ainsi qu’une perspective de réinsertion sociale. Elle devrait permettre le retour au calme et à une vie normale », a-t-il déclaré.

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Dans le même sillage, le Chef de l’Etat avait instruit, mi-décembre, l’arrêt des poursuites judiciaires contre 289 personnes jugées dans le cadre de la crise sécuritaire dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Si les ex détenus ont été libérés, les leaders du mouvement séparatiste tel que Sisuku Ayuk Tabe, arrêté début janvier 2018, demeurent, entre les mains de la justice.

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Cependant, depuis la création de ce comité « DDR » et l’arrêt des poursuites contre des centaines de détenus, parmi lesquels des combattants, il est difficile de déceler chez les groupes armés en activité dans la région, des signes de démobilisation. Surplace, on note toujours des affrontements entre armée régulière et groupes armés. Même si certaines informations font état de la reddition de quelques groupuscules, le conflit est toujours intense.

De quoi réveiller l’épineuse question du dialogue et des acteurs concernés, pour aller vers la désescalade. Dialoguer oui, mais avec qui ?

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