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Cameroun - justice : Calixthe Beyala obtient la fermeture d’une école à Douala

L’écrivaine franco-camerounaise et un collectif d'habitants du quartier Kottoont obtenu la fermeture pour nuisances sonores, du groupe scolaire « le paradis des Anges de Kotto », situé près du domicile de Calixthe Beyala, dans le 5e arrondissement de Douala, après plusieurs rebondissements
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12/19/2018 - 16:58
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

L’affaire qui oppose la romancière Calixte Beyala au groupe scolaire « le paradis des Anges de Kotto », traine devant les juridictions de la ville de Douala depuis Octobre 2017. Pour rappel, Ledit établissement logé près de la résidence de la romancière, l’avait traduite en justice à cette date pour « nuisances sonores aux heures de cours ».

La directrice de l’école maternelle et primaire les Anges de Kotto, accusait précisément Calixthe Beyala de mettre exprès le volume au plus haut niveau pour perturber le déroulement des cours. 

Pour se dédouaner, le grand prix de littéraire pour l’Afrique noire, accusait à son tour l’établissement de ne pas être en conformité avec le Ministère des domaines, du Cadastre et des Affaires foncières. En effet, le groupe scolaire « le paradis des Anges de Kotto » qui a une autorisation de fonctionnement pour le 3e arrondissement de Douala, est plutôt installé depuis 27 ans déjà dans le 5e arrondissement de la ville.

Les échauffourées vont se poursuivre pendant plusieurs mois entre les deux protagonistes. Le vendredi 2 Février 2018, les parents d’élèves de cette école vont décider d’entrer dans la bataille en égrainant sur des pancartes un chapelet de plaintes contre Calixthe Beyala.

La principale revendication étant de permettre à leur progéniture d’acquérir les cours dans un cadre paisible.  « Nous sommes là pour mettre fin aux problèmes que subissent nos enfants. Nous souhaitons juste que Mme Calixthe Beyala laisse nos enfants aller à l'école et qu'elle arrête de mettre de la musique pour les indisposer » Avait expliqué ce jour, Olivier Dicka, vice président de l’association des parents d’élèves et enseignants de l’établissement.

Cette manifestation avait fait un tôlé dans la ville de Douala. Les autorités administratives compétentes avaient été saisies, notamment le préfet du Wouri. Joseph Bertrand Mache dans le but de résoudre le conflit, avait alors ordonné quelques mois après la manifestation (Juin 2018) la délocalisation de l’école, par  l’accomplissement d’un acte. Chose qui n’a jamais été faite.  

En attendant un nouveau rebondissement dans cette affaire, c’est finalement l’écrivaine du roman à succès, « C’est le soleil qui m’a brulée » qui a obtenu gain de cause à travers la fermeture de cet établissement par le ministère de l’éducation de Base.

 

Valère WEDA, Stagiaire

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