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Cameroun : Faible engagement en période non électorale

Selon les résultats d’une étude, les hommes politiques camerounais se caractérisent par leur faible engagement en période non électorale.
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12/10/2018 - 11:48
lucien embom
Journaliste
Cabral Libii, candidat du Parti Univers à la Présidentielle 2018, en pleine campagne électorale

La faible visibilité des entrepreneurs politiques dans l’espace public est hautement décriée. L’intervention permanente des partis politiques sur la scène publique est incontournable. Elle permet aux électeurs de s’imprégner des différentes idéologies politiques en compétition. Les prises de paroles à travers les médias, les réunions publiques et autres activités sont encadrées par les dispositions légales.

Il s’agit des articles 91 et 93 du Code Electoral ainsi que celles de l’article 41 de la loi N°90/052 du 19 décembre 1990 portant sur la liberté de communication sociale. Nonobstant l’existence de ces dispositions visant une forte participation libre et concurrentielle au processus électoral, les acteurs politiques camerounais trouvent que le déploiement en période non électorale n’a pas d’importance. Cette nonchalance contraste avec le nombre des formations politiques.

Alliances anéantissant la concurrence idéologique

Sur les 274 partis politiques légalisés en 2011, seulement 23 candidats étaient en lice pour la Présidentielle 2018. De nombreuses alliances regroupant plusieurs partis ont vu le jour à l’approche du scrutin. Ces alliances ont anéanti les possibilités de concurrence idéologique. Selon le Ministère de l’Administration Territoriale (MINAT), le nombre de partis politiques jouissant d’une existence légale au Cameroun, augmentent chaque année.

Le compteur affiche 274 partis politiques en 2011, 282 en 2012, 291 en 2013, 298 en 2014 et 2015. Le Cameroun totalisait 303 formations politiques en 2016. Six (6) nouvelles formations ont été légalisées au Cameroun en 2017, portant ainsi à 309 le nombre de partis. Des spécialistes de la chose politique estiment qu’il faut adopter des réformes pour renforcer le cadre normatif et institutionnel.

Réduction des dépenses

Les spécialistes proposent la réduction du nombre de partis pour une meilleur offre politique. Ceux-ci milite pour l’éradication des candidatures fantaisistes afin de crédibiliser davantage le système électoral et réduire les dépenses qui en résultent. Il faut poursuivre avec emphase la sensibilisation, l’éducation et l’information des acteurs politiques sur le droit de participation aux différentes consultations électorales.

 

 

 

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