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Cameroun : Abondance des safous dans les marchés de Yaoundé

La présence permanente des safous dans les marchés et en toutes saisons vient de ce qu’ils sont produits par vague toute l’année dans les départements environnant la capitale du Cameroun.
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11/12/2018 - 15:36
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

Les safous communément appelés « prunes », sont présents en toute saison dans les marchés de la capitale Yaoundé. Issus d’une production par vagues et en fonction des départements, les commerçants vont de localités en localités pour s’approvisionner afin de satisfaire la demande croissante à Yaoundé.

On les retrouve partout dans les marchés comme en bordure de rues. Les safous sont vendus sur plusieurs formes. Notamment braisés, cuits à la vapeur. Ils peuvent être accompagnés avec du manioc ou du plantain grillé, en fonction de la préférence du consommateur. Ils sont également commercialisés crus en gros comme en détail. Ces fruits communément appelés « prunes », sont présents en toutes saisons.

Pour constater ce phénomène, il faut se rendre dans les marchés de la capitale Yaoundé tels que ceux du Mfoundi, Elig Edjoa, Mokolo, et le marché d’Etoudi. Ces marchés sont les lieux par excellence de ravitaillement des commerçants. Les grossistes et les revendeurs font de bonnes affaires.

Gaetan Mvogo grossiste et revendeur au marché Elig Edjoa explique les raisons de la disponibilité des safous tout au long de l’année. « Les safous sont en abondance en saison de pluie comme présentement, mais on les retrouve dans les marchés en toutes saisons en raison de leur productivité cyclique. Par exemple si les safous proviennent de Bafia dans le Mbam, le Nyong et Kellé prendra la relève lorsque ceux du Mbam seront à la fin », précise-t-il avant d’ajouter : « En ce moment, les safous nous viennent les localités tels que Eseka, Makak, Otele ».

Marcelline revendeuse au quartier omnisports à Yaoundé soutient « qu’il est difficile que les safous soient totalement absents sur le marché en raison du fait que la production est fonction des zones géographiques ».

Pour être plus clair, la production des safous débute dans le département du Mbam plus précisément à Makenene et Bafia. Lorsqu’elle est sur le point de finir, le Nyong et Kellé (Eseka) prend la relève. Par la suite le Moungo dans la localité de Njombe et Penja s’en suit. Ce processus va poursuivre son cours jusque dans la région de l’Ouest (Bafoussam).

Une fois la production à l’Ouest est achevée, le cycle reprend dans le Mbam. Cette production à la chaine est la conséquence de la disponibilité permanente des safous dans les marchés de Yaoundé. Et pour que nous « revendeuses » puissions rentrer en possession ces derniers, les grossistes font à chaque fois des déplacements dans les différentes zones de production pour nous ravitailler.

La commercialisation des safous n’a pas le même impact sur le revenu des grossistes et des détaillants. Le grossiste Gaetan Mvogo déclare : « L’achat en gros coûte entre 25 000 et 30 000 FCFA par sac. Après la commercialisation, j’ai un bénéfice de 15 000 FCFA par colis ».

Pour Marcelline qui vend en détail, « lorsque j’achète, je peux prendre un sac de safous à 20 000F voire 30 000 FCFA. En revendant, j’ai au maximum un bénéfice de 10 000 FCFA », déclare-t-elle. Elle indique par ailleurs que, le prix des safous n’est pas homologué car ils sont vendus en fonction de leur grosseur. Tout de même, elle renseigne que le prix varie entre 50 à 150 FCFA le safou grillé.

Notons que cette abondance des safous dans les marchés est loin de dégouter les populations qui en sont friandes.

                                                                                                              

Raphael MFORLEM, stagiaire

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