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Cameroun : Le gouvernement rejette les accusations d’Amnesty International

Selon Issa Tchiroma Bakary, l’ONG de défense de droits de l’homme vient de publier, au sujet de la crise socio-politique dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, un rapport à charge contre les institutions de la République et l'Armée.
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06/16/2018 - 14:56
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

Pour le porte-parole du gouvernement camerounais, l’édition 2017-2018 du rapport d’Amnesty International, au sujet de la crise anglophone au Cameroun, est entachée de « grossiers mensonges, de déductions hâtives et de manœuvres diffamatoires inadmissibles ».

Face à la presse, Issa Tchiroma Bakary, a dénoncé des attaques qui s’inscrivent dans une stratégie de harcèlement et de déstabilisation du Cameroun dans la lutte qu’il mène contre le péril terroriste..

« Le Gouvernement de la République rejette avec la plus grande fermeté ce prétendu rapport qui, sous le prétexte de la protection des droits humains, ne constitue qu’un tissu d’approximations et d’allégations mensongères », a-t-il martelé.  Poursuivant, le Ministre de la Communication a tenu à étaler au grand jour, la mauvaise foi manifeste « des procureurs de circonstance. »

De l’avis du ministre Tchiroma, la situation sur le terrain est aux antipodes de ce que décrit Amnesty International. Il s’avère que dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest Cameroun, des bandes terroristes se réclamant des mouvements sécessionnistes et bénéficiant d’importants soutiens à l’étranger, ont décidé de répondre à l’offre de dialogue faite par le Chef de l’Etat par la violence. Loin d’en rendre compte de la sorte, Amnesty profère des accusations dénuées de tout fondement.

Les sécessionnistes se livrent, dit-il, à la destruction de biens et d’édifices publics, aux enlèvements suivis d’assassinats et de demandes de rançons, et toutes autres formes d’actes barbares préjudiciables à la paix et la sécurité des populations. L’Etat n’ayant pour seul recours qu’une réaction appropriée, en vertu de ses devoirs régaliens de préservation de l’intégrité territoriale de la nation, de préservation de la paix civile et de protection des populations.

Pour Issa Tchiroma Bakary, comment comprendre que la mise à sac d’établissements scolaires, les incendies de dortoirs hébergeant de jeunes enfants sans défense ou encore les prises à partie et les voies de faits physiques exercés sur des écoliers, soient considérées comme de simples actes et tactiques de désobéissance civile. 

En cautionnant des actes criminels auxquels les auteurs de son rapport 2017-2018 tentent paradoxalement de conférer crédit et légitimité, Amnesty a entamé sa crédibilité.

Le Mincom précise qu’il n’est pas admissible de laisser prospérer, sous l’œil des autorités légitimes, des enlèvements avec demande de rançon, des rackets et des viols, des pillages et des assassinats, des blasphèmes de symboles et d’emblèmes de la République, en un mot, de laisser triompher toute cette funeste panoplie digne d’un syndicat du crime et d’une hostilité ostensiblement dirigée contre une patrie.

Lucien Embom

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