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Gabon - Jean Ping refuse la main tendue d’Ali Bongo

L’opposant gabonais s’est exprimé ce vendredi 31 mars 2017 sur les raisons de son boycott du dialogue national qui s’est ouvert cette semaine à l’initiative du pouvoir en place pour sortir de la crise politique.
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03/31/2017 - 12:11
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

Invité de RFI ce vendredi, Jean Ping s’est montré très critique à l’égard du pouvoir et partant, du dialogue que celui-ci organise. L’opposant qui ne reconnait toujours pas la victoire d’Ali Bongo à l’élection présidentielle estime que les jeux sont faits d’avance et ne voit pas « l’opportunité » de ce dialogue. Car, estime-t-il, le pouvoir peut très bien mettre les réformes en œuvre sans avoir besoin de passer par ce dialogue. Il martèle que la coalition rassemblée autour de lui « tiendra jusqu’à la victoire finale », puisque, rappelle-t-il, « le fait de refuser le dialogue participe du rapport de force » engagé contre le pouvoir d’Ali Bongo au lendemain de l’élection. Il n’est donc pas question pour lui de céder et d’apporter une quelconque caution aux actes qui émaneront de ce dialogue. « Je ne donnerai pas ma caution à une mascarade au bal des vampires », lâche-t-il outrageusement. Voilà qui est clair !

Ce mardi 28 mars s’est en effet ouvert à Libreville le dialogue national voulu par Ali Bongo pour apaiser les tensions nées de l’élection controversée d’Aout 2016. Un dialogue qu’il a toujours souhaité inclusif en guise de « main tendue » pour trouver des solutions consensuelles à la crise politique que traverse actuellement le Gabon. Il s’agit donc pour le pouvoir de Libreville de tenter de sortir le pays de la crise qui perdure ; calmer les tensions politiques et sociales. Il y est question de débattre des réformes institutionnelles et électorales, dans l’objectif également de rassurer la communauté internationale sur la capacité du Gabon à aller de l’avant sans violences. Ainsi, des sujets tels que la limitation du nombre de mandats présidentiels ou encore la révision de la Loi électorale sont inscrits au menu des échanges.

Nonobstant l’absence de Jean Ping et de sa coalition (48% à la présidentielle tout de même), plus de 1000 organisations de la société civile y prennent part, ainsi qu’une cinquantaine de partis politiques selon les organisateurs. Un dialogue à l’inclusion relative en somme…

©Michael BIYA

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